( 23 juin, 2008 )

Bonne Saint-Jean à tous les Québécois !

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Demain c’est jour de fête pour tous les Québécois. C’est la fête nationale du Québec. Jour où tous les supposés contre la religion catholique, contre les francophones et contre les traditions culturelles québécoises vont profiter d’une journée de congé sans rechigner. Bizarre quand même qu’aucunes communautés extrémistes ne se révoltent ! Ben voyons, tout le monde sait que quand c’est pour se payer un jour de congé au frais de la princesse tout le monde est catholique et canadien-français. Je ne suis pas québécoise mais j’ai l’âme emplie de la culture québécoise. Je m’y sens en parfaite symbiose pour fêter demain une journée symbolique à la culture québécoise. Parce que même si je ne suis pas citoyenne, veut, veut pas, désormais ma vie est au Québec et avec des Québécois. Et je dois vous dire que j’admire beaucoup cette nation. Même s’ils sont un peu craintifs ces dernières décennies, ce sont des gens qui se tiennent debout dans leur culture et la défendent bec et ongles contre toutes les autres qui voudraient la voir disparaître. La culture québécoise est trop belle et trop riche pour disparaître. Demain est un jour qui prouvera, comme chaque année, qu’il est vain de banaliser le Québec. C’est une nation à part entière qui demeurera éternelle. Et je lui souhaite longue vie et que son voeu de souveraineté se réalise. Demain le bleu du ciel se mariera au bleu du fleurdelysé et chaque Québécois se sentira fier d’être ce qu’il est : un citoyen fier de ses racines et de sa culture.

Bon mettons que je ne me mêlerai pas à la foulée festive dans les rues de Montréal ni le soir au parc Maisonneuve pour la traditionnelle fête et le feu d’artifice, ni pour le feu de joie. Non, pas que je n’aime pas les fêtes mais les tonitruances musicales m’indisposent et je demeure donc très partisane du calme. Demain, je fête sur le fleuve. Voir un feu d’artifices depuis le bateau doit être magnifique depuis un décor naturel. Je suis sûre que je vais adorer ça, tout en me faisant bercer par le fleuve. Je me souviens il y a deux ans, à la marina de Pointe-aux-trembles, je pouvais voir des feux d’artifices partout. Les couleurs fusaient depuis Repentigny jusqu’ à Boucherville. Le fleuve reflétait des images psychédéliques extraordinaires. Et ça c’était de loin que je voyais ça ! J’imagine que ça va être fabuleux de proche.

D’ici là que je savoure cette belle journée prometteuse, je souhaite à tous les Québécois et Québécoises une très belle Saint-Jean !!!

 

( 9 mai, 2008 )

Le fédéral canadien balaye 150 ans d’histoire du Québec

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Là je suis fâchée, outrée et scandalisée par la perfidie des fédéralistes canadiens !!!Venez me demander d’être citoyenne canadienne asteur… je vous cracherais au visage que je deviendrais un jour citoyenne québécoise mais jamais de cette engeance canadienne sans moralité.

Alors qu’hier à La Rochelle des dizaines de milliers de Français célébraient le 400ème de Québec par le lancement du célèbre voilier Belem qui effectuera une grande traversée de l’Atlantique pour s’amarrer au quai du port de Québec fin juin prochain, les politiciens canadiens et québécois en ont profité pour se faire du capital politique en s’appropriant d’un côté l’histoire du Québec et de l’autre en préservant cette mise à sac de cette histoire ineffaçable. Que les Anglais en prennent leur parti… ils ne sont pas les fondateurs du Canada et ce n’est pas en essayant de modifier l’histoire qu’ils y arriveront.  Le maire de Québec, Régis Labeaume,  se défend d’être complice des mauvaises intentions des politiciens. Son rôle de maire est de mettre en valeur la fête des 400 ans de SA ville. Mais j’aurais apprécié qu’il soit moins prompt en fournissant que c’est avant tout la fête de Québec et non du Canada, ville la plus vieille fondée de façon permanente sans interruption en Amérique du Nord n’en déplaise à Port-Royal, Tadoussac ou Jamestown, et toujours plus francophone que jamais !

Mr Harper (premier ministre du Canada) dit ceci : « La fondation de Québec est aussi la fondation de l’État canadien » … « la gouverneure générale est la successeure aujourd’hui de Samuel de Champlain, le premier gouverneur du Canada. »

Monsieur Harper, le Canada a été fondé sous une monarchie française et non sous celle de votre descendance. Relisez vos livres d’histoire par pitié avant de dire n’importe quoi ! Il y a 400 ans la France colonisait ce qu’elle a appelé la Nouvelle-France.

Jean Charest, grand « cocu » du Québec comme premier ministre minoritaire du Québec, se fait damer le pion par la représentante de la reine d’Angleterre aux célébrations du 400ème à La Rochelle. Sa présence à cette célébration, il l’a jugée non nécessaire. Mais qu’est-ce que c’est que cette lopette de premier ministre québécois ! Aucune fierté, fédéraliste jusqu’à l’os, conspirateur à la destruction de la nation québécoise et tout autant inculte que son acolyte Harper dans sa connaissance de l’histoire.

Et la gouverneur du Canada, que fait-elle là à cette commémoration pour parler au nom des Québécois d’une aussi mauvaise façon ? C’est la représentante des Anglais pas celle des Québécois. On n’en veut pas au Québec de ces représentants inutiles qui ne font que se payer du bon temps avec notre argent en alléguant toujours plus de menteries.

Quand je vous disais il n’y a pas longtemps dans un article que c’est en mettant à sac l’histoire d’un peuple qu’on le détruit, je ne m’attendais pas à voir si rapidement le fait agir ici au Québec. Eh bien non Mr Harper, Jean Charest, Michaelle Jean et cie… vous ne tuerez pas le peuple québécois. Vous avez gagné une bataille en 1759 mais vous n’avez pas encore conquis le Québec en son entier, les Québécois se chargent de garder précieusement leur histoire, leur culture et leur langue pour vous le rappeler chaque jour. Jamais un livre d’histoire du Canada ne commencera par « Il était une fois, en 1759, l’Angleterre colonisait le Canada… ». Toujours je me battrai pour la cause québécoise, foi de Belge qui aime le peuple québécois pour sa très grande bravoure à se tenir debout fièrement devant la perfide Albion.

Et sans arrêt désormais je passerai le message de sagesse de Milan Kundera qu’il a écrit sous les traits d’un personnage d’un de ses livres :

«Pour liquider les peuples, disait Hïebl, on commence par leur enlever la mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Et quelqu’un d’autre leur écrit d’autres livres, leur donne une autre culture et leur invente une autre histoire. ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est et ce qu’il était. Le monde autour de lui l’oublie encore plus vite.

- Et la langue?

-Pourquoi vous l’enlèverait-on? Ce ne sera plus qu’un folklore qui mourra tôt ou tard de mort naturelle.»

Voici votre jeu révélé et j’espère que d’autres comme moi suivront pour détrôner les fédéraux à jamais du territoire québécois et d’abattre leurs manigances absurdes de nouveaux nazis du 21ème siècle.

Vive le Québec ! Vive les 400 ans de cette grande ville de Québec, toujours plus francophone et fière que jamais de son histoire et de sa culture !

Et j’aimerais vivre assez vieille pour qu’en 2059 alors que les Anglais fêteront 300 ans de conquête sur les plaines d’Abraham,  je puisse moi fêter cette même année qu’un 31 juillet 1759, pour la seconde fois, les Anglais se faisaient massacrer par les Français à l’embouchure de la rivière Montmorency et sur la côte de Beauport.

M’en vais me calmer le pompon sur le bateau, à la prochaine :)

( 21 mars, 2008 )

Fait cocasse avec des gagnants de Lotto-Québec

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Ce matin, je lisais mon journal quand je suis tombée sur la liste des gains du Lotto 6/49 de mercredi. Pas de gagnant pour le gros lot mais à la place du 5/6 + le complémentaire, ils sont 239. Imaginez si le chiffre complémentaire avait été le 6e numéro. 239 personnes devant se partager un gros lot de 3,994,188,00$. Ça ferait un méchant maigre gros lot de 16,712,08$ chacun ! Le pire c’est qu’en général je vois toujours à cette place des montants aux alentours de 100,000$. Bien cette fois, comme ils sont 239 chacun va se mériter 1,193,70$ Comme quoi quand la chance n’est pas au rendez-vous…

Mais à leur place, je serais particulièrement déçue. Par contre je m’empresserai de changer au moins un ou deux chiffres pour éviter de me retrouver confrontée aux 238 autres joueurs de chiffres identiques.

 

( 19 mars, 2008 )

Si je devais me confesser… ou la révision des sept péchés capitaux

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Depuis quelques jours le Journal de Montréal se voit le besoin de remettre l’idéologie spirituelle catholique sur la sellette par l’édition d’un dossier sur la foi religieuse des Québécois. Aujourd’hui, j’ai été surprise de voir qu’il existe encore bien des gens pratiquants ou adeptes du catholicisme. Par contre, sur le principe défini par ce même catholicisme, nous sommes tous des mécréants indignes si l’on se réfère aux sept péchés capitaux qu’il revendique d’éviter de s’en allier le moindrement pour éviter d’aller en enfer.

Alors je me confesse, des sept péchés capitaux, je suis une pécheresse intègre !!!  Du genre frileuse de nature, l’enfer me convient bien tant qu’à faire. Mais bon, je suis athée, voire même une agnostique attitrée. J’ai été baptisée parce que c’était le désir de mes parents, j’ai fait baptiser mon fils aussi mais c’était avant de comprendre que ma spiritualité n’avait pas besoin d’histoires rocambolesques pour m’expliquer ce qui était bien ou mal. À recommencer, je n’aurais pas baptisé mon fils mais je lui aurais plutôt laissé le pouvoir de choisir à sa majorité sa propre voie spirituelle. Mais rien ne l’empêche de renier, tout comme moi, cette adhésion catholique. C’est cela la démocratie, la liberté de choix par notre conscience.

Seulement, si je me confesse d’être l’outrageuse pécheresse, des représentants de l’ordre catholique n’ont aucune leçon à me faire.

Reprenons la liste de ces sept péchés dits capitaux :

- la paresse : refus d’accomplir des tâches nécessaires.

Ben oui, il y a des affaires nécessaires qui ne m’intéressent pas le moindrement d’accomplir, mais un curé n’est-il pas un paresseux pour exiger d’avoir des bonnes pour le servir dans son presbytère ? Il me semble que se nourrir, laver son linge, etc. sont des tâches nécessaires pour n’importe quel humain y compris l’ordre religieux catholique.

- l’orgueil : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (ex: intelligence)

Celui-là aussi je m’en confesse, je ne suis pas née idiote, ni « toute croche » ou « whatever ». Pourquoi devrais-je taire mes qualités et hypocriser ma propre conscience d’étaler mes faiblesses. Les représentants du catholicisme sont de loin les pires orgueilleux par l’ostentation émise dans leur doctrine s’inscrivant être la meilleure au monde.

 - la gourmandise : ce n’est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l’idée de démesure et d’aveuglement que le mot « gourmandise »

Gourmande, dans le sens propre du terme non, je suis plutôt du genre « gourmet ». Mais oui, je suis gourmande d’une démesure à la connaissance à m’en crever la cervelle, à m’en piquer les yeux et à y satisfaire une gloutonnerie pécheresse. Le pape qui se plaît à plaindre les miséreux qui crèvent de faim le cou gloitré par une abondance de bonne chère alors qu’il est supposé avoir fait voeu de pauvreté, n’est-il pas le premier pécheur à s’ignorer ?

- la luxure : plaisir sexuel recherché pour soi-même de façon immédiate

Y a pas de mal à se faire plaisir quand la pratique sexuelle est saine et consentante. N’est-ce pas messieurs les curés ? Vous qui, dans vos sacro-saints voeux, préconisez la chasteté, auriez-vous oublié que cela inclut aussi les actes pédophiliques dont on nous révèle aujourd’hui les affres dans vos cloîtres ? 

- l’avarice : désir de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaire

Je dois dire que c’est le péché qui me représente le moins. Être pauvre risque de demeurer le lot de ma pauvre vie, par manque de spéculation et de m’accorder une suffisance relative à ma condition. Mais encore une fois, le voeu de pauvreté place les représentants de l’église catholique sur le chemin des enfers. Rien que voir l’opulence du Vatican, à leur place je me dépêcherai d’ôter ce péché de la liste.

- la colère : « courte folie » déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables

Qui n’a jamais été en colère ? Si je me rappelle mon éducation biblique, Dieu se serait lui-même fâché et aurait créé un déluge. Décidément, plus on avance dans la liste moins ces péchés sont réprimandables.

- l’envie : refus de se réjouir du bonheur d’autrui, ou satisfaction de son malheur

Ben moi désolé, si je prends par exemple quelqu’un qui gagne contre moi à un jeu de société, n’étant pas hypocrite de nature, oubliez ça, je ne me réjouirai pas de sa bonne fortune. C’est une faiblesse que de se réjouir pour un autre alors qu’au fond de soi on envie sa chance. Les curés sont tellement envieux de notre liberté qu’ils se croient tout permis pour nous dire que nous sommes des pécheurs d’user de notre liberté alors qu’eux sont coincés avec des principes de vieux garçons.

 Voilà à quoi je résume ma théorie des fameux sept péchés capitaux. Une invention d’une doctrine qui n’a pas le mérite de la morale. Et je me refuse d’être complice de cette supercherie. Me tourner vers une autre idéologie spirituelle ? Oubliez ça, toutes sont synonyme de mensonges et ne valent pas mieux l’une que l’autre. Toutes pour dicter aux autres la maxime du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Je me suis déliée à jamais de ces chaînes de torture moralisatrices et savoure ma liberté de conscience nouvellement acquise. Et si je dois me placer dans une file d’attente d’un confessionnal pour la grandeur de mes péchés, je vous en prie messieurs les curés, passez les premiers, je ne suis pas pressée d’aller vous rejoindre en enfer.

Tout compte fait, ai-je besoin, à ce stade d’évolution humaine, d’aller me confesser ?

 

( 18 mars, 2008 )

La télévision : un loisir de plus en plus réservé à une clientèle sans passion

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Tout le monde connait la fameuse émission « Tout le monde en parle ». Concept originaire de France, l’édition québécoise a démarré en septembre 2004. Animée par l’audacieux Guy A. Lepage, l’émission dès le départ a pris un tournant de rendez-vous dominical instantané et acquis une popularité incroyable. Aidé de son acolyte humoriste Dany Turcotte, surnommé le fou du roi, chaque invité se prête à la controverse dans ce talk-show préenregistré et bien évidemment monté (il faut parfois protéger les oreilles des téléspectateurs chastes ou ceux qui ont encore besoin d’apprendre qu’un enfant avant 8h est sensé être couché). Les invités sont des artistes ou personnages publics qui se sont démarqués dans la semaine. L’animateur, au moment de l’interview du premier invité le fait s’exprimer d’abord sur son actualité professionnelle pour ensuite prendre le pouls de son idée sur un fait d’actualité en général choquant ou qui a fait couler beaucoup d’encre par l’intérêt réactionnaire de la population.

L’émission, au début, je l’adorais. Il y avait du « brassage de cage ». Des invités se permettaient d’être direct sur untel ou sur un fait d’actualité. Maintenant, depuis l’affaire du Doc Mailloux qui avait fait part à l’émission d’une analyse américaine disant que les Noirs étaient d’une intelligence sous la normale, fini les polémiques, les brassages et disputes sur le plateau. L’émission a perdu de sa saveur par les nombreuses fausses vérités que chacun des invités s’efforce d’introduire pour ne choquer personne. Tout ça pour une communauté qui ne supporte pas qu’on l’amoindrisse mais qui de son côté ne se gêne pas d’en sortir des vertes et des pas mûres sur les autres races. Mais bon, la tolérance est une qualité plus qu’acquise dans ce bas monde. L’hypocrisie aussi par la même occasion.

J’aimais aussi voir les « nounounes », du style Anne-Marie Losique, se faire démontrer adroitement leur stupidité congénitale, sans qu’elles ne s’en rendent compte bien évidemment. L’ordre d’apparition aussi est intéressant : moi qui déteste tout ce qui est sport et dont je n’inclus aucunement la discipline à de la culture, les invités sportifs sont en général interviewés à la fin de l’émission.

Tout cela a changé. L’émission montée est désormais concoctée pour m’endormir. Le concept n’existe plus à mes yeux. Les débats sont de la mise en exergue d’artistes que l’on fait parler pour leur placer une auréole souvent non méritée. Comme quoi, les médias ont l’art de nous en faire passer des vites subliminalement. Ça ne marche pas avec moi. Sûrement pour d’autres aussi. Je croyais avec le temps voir l’émission disparaître, mais je dois me ranger à l’idée qu’il y a de la demande pour ce genre d’endormitoire. Faut dire aussi qu’à choisir entre le Banquier et Tout le monde en parle, mettons que je pencherais pour Lepage. Mais comme je n’aime pas perdre mon temps non plus, le mieux est de simplement bannir l’émission de ma liste d’intérêt. Plus ça avance d’ailleurs, moins je regarde la télévision. La profusion de publicité en est la grosse fautive. Je paye le câble pour voir de la publicité !

De la publicité. Parlons en de cette supercherie. La télévision est polluée de ces mensonges de consommation où on fait croire à une obèse aux multiples grossesses qu’en quelques semaines elle va avoir un corps identique à la petite jeunesse à peine sortie de la puberté qu’on montre à la télévision. Ou bien la fameuse crème anti-rides qu’une autre jeunesse vante les mérites, alors qu’elle est à peine sortie de la matrice de sa mère. La fameuse bière que les jeunes boivent pour se donner l’idée d’être « in » et de pogner les mêmes guidounes qu’à l’écran si on la consomme. Pis ça pogne c’est ça le pire ! 

Y a un truc que je comprends pas encore. Ou alors c’est moi qui vit de travers. Toutes les publicités pour des produits de nettoyage miracles ont des fées du logis extraordinaires. Toutes sont pimpantes comme pour sortir au bal ou magasiner et toutes font le ménage sans même un tablier ou un habit plus approprié à se salir. Autre anecdote insensée : comment font-ils pour attendre des semaines qu’une cuisine nous soit présentée aussi dégueulasse et que d’un simple coup d’éponge « Mister le chauve aux gros bras » arrive et te nettoie ça. Me semble que toute personne propre n’attend pas que sa cuisine ressemble à un dépotoir pour se mettre à l’ouvrage du nettoyage. Quoique, j’ai des voisins qui en sont à ce stade !

Et les fameuses séries québécoises ? Ah ben ça c’est de pire en pire. J’ai, par curiosité regardé, les compte rendus de cote d’écoute. Y a un monde dingue qui capote sur ses séries sans saveur qui s’acharnent à représenter Monsieur et Madame Tout-le-monde. Un héros vit une peine d’amour et les accros de la série qui vivent le même problème croient trouver une réponse à leurs propres problèmes en s’appropriant le sentiment du héros. Voyons donc ! Je me plais à blâmer les idioties de soaps américains du genre « Top Model » et autres niaiseries, mais l’industrie québécoise ne donne pas sa place. Heureusement, il y a quelques séries qui se sont démarquées à mes yeux.

Finalement, c’est un bien pour un mal. Me passer de télévision me permet d’utiliser mon temps de loisirs à mes passions. C’est un retour à ma capacité d’imagination qui s’est réinstallée et je me sens plus libre. La télévision ne dicte plus ma vie. Le sevrage n’aura pas été long, les propriétaires de chaînes se sont entendus ensemble pour garder ceux que la vie demande encore d’être régie.

Je mentirai en disant que j’ai complètement banni la télévision de mon salon. Non, j’ai encore un intérêt à la regarder, mais sur des concepts qui demeureront à jamais participatifs à la vie télévisuelle, tels le journal télévisé et des documentaires du style Enjeux sur Radio-Canada. Mais, sans ça, la télévision pourrait prendre le bord du chemin sans que je me sente amoindrie.

 

( 11 mars, 2008 )

La chanson officielle du 400ème de la ville de Québec

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Je sais bien, je suis en retard sur la nouvelle. Mais bon, je l’ai entendue aujourd’hui pour la première fois. Et ce, en allant sur le site du 400ème. À la radio, à la télévision ? Pas rien entendu de ça. Est-ce que je rêve ou les médias méprisent avec véhémence l’événement ? Ou bien est-ce parce que je demeure à Montréal que rien ne me parvient sur le sujet ? Ok j’avais dit que je n’en parlerai pas du 400ème. Ben y a que les fous qui ne changent pas d’avis. Puis comme j’ai toute ma tête – preuve à l’appui par l’immigration qui en voulait l’assurance en m’envoyant voir un psychiatre quand j’ai immigré – je vais en remplir des pages à propos du 400ème.

Et aujourd’hui je parlerai de la toune officielle du 400ème de Québec

La chanson gagnante d’un concours organisé en 2007 a été retenue comme celle officielle célébrant l’événement : il s’agit de la chanson « Tant d’histoires » de Danny Boudreau et Louis Mathieu. Vous pouvez l’écouter en allant sur ce lien : http://www.radio-canada.ca/regions/quebec/Concours/quebec400/

Elle est, à mon avis, judicieusement bien choisie. Les paroles englobent très bien tout ce que représente cette commémoration de 400 ans de vie, d’amour, de peurs, de guerres, de courage et d’honneurs sur ce territoire aussi beau qu’accueillant. La musique qui accompagne les paroles ne m’agresse pas, c’est comme un poème doux à entendre à l’oreille. J’avais peur avant d’appuyer sur la touche « start » d’entendre des sons appropriés aux oreilles de la nouvelle génération, ou encore pire, du rap !!! Là, ça aurait été le boutte du boutte ! Enfin bon, je ne m’expanserai pas sur la diversité musicale. Le principal c’est que j’ai enfin une bonne raison de féliciter l’organisation du 400ème. La chanson je l’adore !!!!

En voici les paroles, pour vous suivre en même temps, si vous l’écoutez.

Paroles : Louis Mathieu
Musique : Danny Boudreau

Titre : Tant d’histoires

 

J’ai tant d’histoires à raconter
Des grands bateaux, des conquérants
De la tourmente, de la beauté
Et des coeurs fous de liberté
Défiant le vent

J’ai tant d’histoires à raconter
L’anse au Foulon, la Citadelle
Quatre cents hivers, autant d’étés
Et le désir d’être plus belle
Défiant le temps

J’ai la mémoire de mes rivages
Et l’ambition d’un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d’ailleurs, venus d’avant
Pour l’avenir et pour longtemps

J’ai tant d’histoires pour l’avenir
Je vous entends les raconter
Des aventures à plus finir
Des héros fous de liberté
Défiant le vent

J’ai tant d’histoires venues d’ailleurs
Tous ces parfums du vaste monde
Je suis la ville avec un coeur
Les bras ouverts je vous attends
Défiant le temps

J’ai la mémoire de mes rivages
Et l’ambition d’un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d’ailleurs, venus d’avant
Pour l’avenir et pour longtemps

J’ai tant d’histoires à raconter
De grandes victoires, de grandes défaites
Mais j’ai le sang de la fierté
J’ai tant d’histoires dans ma tête
Et tant d’amour à vous donner

J’ai la mémoire de mes rivages
Et l’ambition d’un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d’ailleurs, venus d’avant
 

J’ai la mémoire de mes rivages
Et l’ambition d’un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d’ailleurs, venus d’avant
Pour l’avenir et pour longtemps
Pour l’avenir de nos enfants

J’attends votre avis sur la chanson avec impatience emoticone

( 10 mars, 2008 )

Souvenirs de mon passage à l’école hôtelière de Saint-Ghislain

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Il y a quelques mois, je me suis inscrite sans grande conviction sur un site de retrouvailles de copains de classe. Le site est d’origine française mais certains établissements scolaires belges peuplent la liste, j’ai donc par conséquent tenté ma chance de m’y inscrire. J’ai fréquenté plusieurs écoles mais j’étais surtout tentée de reprendre contact avec ceux qui ont partagé mes années à l’école hôtelière de Saint-Ghislain. C’est là que résident mes meilleurs souvenirs d’étudiante. Quelques semaines plus tard, une belle surprise m’attendait dans ma boîte de courrier internet. Un ancien copain de classe m’envoyait un courriel à partir du site (copains d’avant). Agréable surprise, surtout quand il s’agit d’une personne que tu incluais dans le sens du véritable terme « copain ». On a tous nos préférés, et Laurent, puisque c’est son prénom, faisait partie de ceux qui resteront à jamais participatif à mes meilleurs souvenirs. Quoique les pimbêches et petits cons qui peuplaient ma classe je m’en rappelle aussi mais toujours avec le même sentiment d’insignifiance qu’autrefois, ceux-là on n’appelle pas ça des copains mais des collègues obligés. Alors, recevoir un courriel de Laurent m’a portée au summum du plaisir des retrouvailles. Plutôt qu’échanger par courriel, de temps en temps, nous conversons par MSN. Pas souvent, c’est vrai, mais le décalage horaire est en grande partie la cause. Il est plaisant quand on s’écrit de se remémorer des moments très particuliers qui bien évidemment prennent une saveur délicieuse pour qui les a vécus. Je l’ai appelé par téléphone, et on s’est jasé un bon moment. Je l’ai d’ailleurs fait rire avec l’accent que j’ai acquis depuis que je demeure au Canada. C’est sûr, pour quelqu’un qui t’a toujours connu avec l’accent du pays ça choque, mais un choc dans le bon sens. Pour Laurent, cet accent est très joli.

J’ai donc appris par lui le cheminement de plusieurs de mes copains ou collègues de classe. J’ai été particulièrement ravie de savoir que mon meilleur ami de classe était propriétaire de son propre restaurant, que j’ai appelé également dernièrement par téléphone. Ravie aussi, et j’en suis extrêmement contente de façon sadique, d’apprendre que la pire pimbêche que j’ai connue de ma vie s’active aujourd’hui comme simple caissière de supermarché. Ses grands airs de Sainte Nitouche ne l’ont pas amenée là où elle espérait. Cette fille ne m’aimait pas mais je lui rendais bien. Elle représentait tout ce que je ne voulais jamais devenir dans ma vie. Et de son côté, tout ce que je faisais était digne d’un scandale à ses yeux. Elle prenait plaisir à dire que je ne réussirai jamais vu que ma présence dans les cours était synonyme d’absence concrète ou si par hasard je m’y trouvais, l’exemplaire élève était loin d’être à mon attribution. M’installer au fond de la classe et dormir ou rêvasser blottie le regard appuyé contre une fenêtre était une de mes occupations principales, au désespoir des professeurs qui n’ont jamais su m’intéresser d’aucune façon. Que voulez-vous, je m’ennuyais et sincèrement les professeurs (je parle de ceux qui donnaient les cours de théorie d’humanités), en général, ne faisaient que répéter ce qui était inscrit dans nos manuels. Et comme des idiots, ils préparaient leurs questions d’examen avec une facilité sans égal. Hey, ça fait longtemps que je sais lire, donc pourquoi je m’ennuierai à t’écouter durant toute une année alors que dotée d’une mémoire photographique, en quelques heures, ton manuel je l’apprends par coeur ? C’est cela qui fâchait mes détracteurs ! Un don qui me permettait de porter mes attentions ailleurs alors que pour eux il était évident que l’effort d’étude serait sensiblement bien plus astreignant. Mon professeur d’oenologie et de cuisine le savait. Dans son rôle d’enseignant, il se devait de rejeter toutes mes mauvaises actions mais personnellement j’ai su plus tard que ça l’amusait. Il m’aimait bien et me protégeait à sa façon. Je détestais la cuisine mais j’excellais dans le service en salle et j’adorais particulièrement apprendre le monde de l’oenologie. Je dois admettre qu’aujourd’hui, la passion s’est principalement démarquée dans l’art du service, même si depuis plusieurs années je ne progresse plus dans ce milieu professionnel. C’est comme abandonner le vélo… remonte sur ta selle et les réflexes d’équilibre seront toujours aussi présents. Ce que je compte faire dès l’automne prochain… pas du vélo… mais porter mes précieux acquits d’enseignement de l’art du service dans mon propre commerce.

Bon j’ai révélé le côté amusant de l’école. Mais là je vais faire peur à quelques uns ou je devrais plutôt dire, les indigner. Certains ne comprendront pas pourquoi je garde pourtant comme meilleurs souvenirs ce passage dans cet établissement. Comme dans toute école, il y avait une discipline. Il faut que je vous décrive un peu l’infrastructure dans cet établissement. Ce n’est pas une école qui dispensait uniquement l’enseignement hôtelier. C’est une école de métiers. L’hôtellerie est une section parmi d’autres en son sein. L’architecture, la pharmacologie, la comptabilité et bien d’autres métiers étaient et sont encore enseignés. Cependant, en hôtellerie, c’était une section à part de toutes les autres. Tu ne passais que très peu de temps le cul assis derrière un banc. Un véritable restaurant nous servait d’instrument d’apprentissage. Et si je dois définir ce qu’était cette section je dois la décrire dans sa vie d’enseignement comme identique aux histoires des casernes militaires. On y enseigne dur ! Il ne faut surtout pas avoir les oreilles sensibles. Ça gueule, puis pas à peu près. Mais je dois dire que j’ai eu là les meilleurs professeurs qui soient. De vrais artistes du métier qui consacraient leur temps à nous enseigner leur savoir. Des profs avec un véritable parcours hôtelier sur le plancher des vaches durant des années et qui continuaient en apparté d’y exceller en dehors du contexte éducatif. Des amoureux de leur art, voilà tout. Ce sont des professeurs de même qu’il faut et même s’il est une évidence que la sensibilité est loin d’être une caractéristique dominante à leur actif, il n’en demeure pas moins qu’ils sont à mes yeux la fleur de l’excellence en matière d’enseignement. Les élèves peureux et timides n’y font pas long feu si d’aventure ils choisissent le parcours professionnel hôtelier. Il y a comme un lessivage au fur et à mesure des années qui se déroule et pour apprendre l’hôtellerie il faut donc être fait fort. Une seule larme puis tu es mort ! Bon j’extrapole un peu, mais je ne suis pas très loin de la vérité.  J’en ai vu beaucoup dès la première année choisir avec empressement une autre activité. Il faut avoir de la gueule pour résister. J’en ai mangé des humiliations publiques pour une sauce ratée ou un carré d’agneau trop cuit. La moindre assiette brisée par terre et tu étais la risée même si c’était un accident. Ça ne doit pas arriver, on t’apprend à être performant par la dextérité à un point où peu importe la moindre bousculade, les assiettes ou le plateau dans ta main ne doivent jamais trouver le chemin de la verticale. J’ai encore en souvenir une punition physique pour je ne sais plus quelle erreur commise. Le rappel de la douleur aux genoux m’est encore sensible quand j’y repense. J’ai dû pendant toute une heure de cours théorique devant toute la classe demeurer agenouillée à même la céramique avec une soupière remplie d’eau sur la tête. Après 5 minutes, la gêne sur les rotules se fait sentir, la soupière tremble et le liquide devient instable. Cinq autres minutes et c’est la douleur qui s’installe. Des crampes dans les bras qui retiennent la soupière en équilibre deviennent insupportables. Tous devant toi et surtout ton bourreau attendent de voir le drame : que tu t’étale à terre, par épuisement, la soupière répandant son contenu alentour. Et bien, je n’ai jamais craqué ! Plutôt mourir que donner ce plaisir. J’en ai vu par contre subir la punition et ne pas tenir. Jamais, au grand jamais, je n’aurais permis à personne d’être la victime d’une risée. Autre anecdote : La première fois que j’ai tenu le rôle d’ « aboyeur » en cuisine, vous savez celui qui crie les commandes et se fait le chef d’orchestre d’envoi des plats dans une cuisine ? Bien, la première fois que j’ai eu à tenir ce rôle, je suis revenue aphone chez moi. Plus je criais mes annonces, plus mon professeur de cuisine à mes côtés s’activait à mêler sa propre voix de stentor pour ne réduire la mienne qu’à un piètre cri sans force ni écho. Insensible à l’humiliation qui découlait de ce dessein j’ai poursuivi inlassablement et par défi d’augmenter à chaque fois le volume de mes cordes vocales pour qu’enfin, fatigué de jouer, mon professeur me laisse terminer mon travail avec le ton auquel il voulait que ce rôle soit tenu. Je n’en suis pas morte et de la gueule je peux vous dire que j’en ai depuis. Quoiqu’aujourd’hui on utilise des micros pour ce faire.

Pas question de pleurer à la maison à Papa et Maman. Non, j’ai un orgueil démesuré et je ne me suis jamais abaissée à me plaindre. En hôtellerie, il y a une hiérarchie et tu te dois de gravir les échelons par des expériences méritantes à leur accession. Si ça doit se faire par des expériences humiliantes, tant pis je les affronterais jusqu’au bout. Il était clair que pour moi, mon avenir dans une cuisine était impossible, n’importe quelle pénitence n’aurait changé ce fait. J’ai appris le nécessaire mais n’ai jamais développé la moindre passion dans le domaine. Par contre, dans le service aux tables, là, j’étais dans mes cordes. Il m’était d’ailleurs très difficile d’accepter d’être pour une journée de pratique de salle reléguée à la plonge ou encore comme sous-fifre d’un maître d’hôtel. J’aimais diriger l’exercice de staff, présenter des shows de découpes et de flambages. J’aimais voir pétiller les yeux des clients par l’élégance exercée dans chacun des gestes à les servir d’une façon hors du commun. J’aimais pouvoir leur décrire un menu avec des rondeurs poétiques pendant que dans le rush barbaresque de la cuisine s’activaient entre les mains des cuisiniers une batterie d’ustenciles qui allaient rendre honneur aux mets que j’avais amoureusement décrits. C’est toute cette magie autour d’un art appris de façon drastique qui me fait apprécier la discipline. J’ai, quelques fois, dans ma dernière année d’étude, été appelée par la direction de la section hôtellerie pour orchestrer des banquets ou des repas de dignitaires à l’extérieur de l’école. Le vilain petit canard des bancs d’école pouvait se transformer en un cygne délicat et attentif sur un plancher de restaurant. M’appeler pour être celle qui dirigerait l’exécution d’un événement était la médaille tant espérée après tant d’années de résistance à ne pas plier et d’éliminer à jamais le rang d’apprentie. C’était plus valorisant que ce diplôme reçu plus tard qui me désignait comme professionnel dans l’art de l’hôtellerie.

Et c’est pour toutes ces raisons que je garde comme meilleur souvenir ce passage dans cet établissement. J’y ai évolué avec d’autres copains qui en gardent aussi un souvenir à la même grandeur. Pour qui l’expérience est un mauvais souvenir n’a très certainement pas acquis ce qu’il fallait y puiser outre les techniques. Il y a un prix à tout. Merci à M. Génard, M. Henry, M. Charlier, M. Martinet, M. Parascan, M. Bourguignon pour leur persévérance à mon égard, pour m’avoir donné plus que des outils mais aussi du matériel de résistance psychologique à une future vie d’adulte. Merci aussi à M. Cogneau, responsable de discipline, qui a usé d’une patience infinie avec moi et qui a su déceler en moi l’amusette insouciante et non l’indisciplinée sans éducation que dans les hautes sphères de la direction on se plaisait à évoquer sans connaître.

Laurent m’avait appris qu’une association d’anciens élèves avait pris naissance, et c’est avec empressement que je leur ai fourni mes coordonnées. J’espère un jour pouvoir vivre une de leur rencontre lors d’une de mes visites au pays. En espérant qu’il y a plus à en tirer comme conclusion que celle de la chanson de Bruel avec son « Place des Grands Hommes ».

 

 

( 28 février, 2008 )

Pierre Falardeau, l’homme qui dérange la soumission québécoise

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 Comme promis, à la demande de mon ami Guy, je consacre aujourd’hui mon article à Pierre Falardeau. Ou plutôt son influence partisane sur ma personne.

Je n’agrémenterai pas cet article à étendre son parcours et son combat. Allez sur son site http://www.pierrefalardeau.com . Il est tellement bon dans son art d’écrire pour vous présenter ce qu’il est de par lui-même. J’écrirai plutôt sur la perception que j’ai de cet homme.

Ce n’est pas tant le cinéaste, l’écrivain ni le scénariste qui me passionne mais l’intellectuel caché sous une désinvolture qui me fascine. Je l’admire dans son franc-parler. Il ose plus que je n’oserai. Difficile de s’ouvrir la gueule quand tu n’es pas chez vous, ce blog me permet en quelque sorte de l’ouvrir impunément puisque internet n’a pas de nationalité. Pierre Falardeau est l’anticonformiste incarné pour dénoncer la société québécoise à-plat-ventrée en esclavage sous le bâton des multinationales capitalistes anglaises. Des intellectuels comme Pierre Falardeau dérangent mais l’Histoire, au prix de sacrifices aujourd’hui inconnus des générations actuelles, a permis à l’homme de s’exprimer. Peu s’en serve pour se défendre, préférant le silence et la soumission que lever le drapeau au nom de la liberté.

C’est pourtant cette liberté que l’on m’a désservie comme discours durant mes longues conversations sur internet avant d’immigrer au Canada : un pays libre ! Libre de quoi ? Je n’ai pour aujourd’hui vu que des Québécois soumis à une facilité synonyme de paresse sociale sous le joug d’un fédéralisme dominateur anglais ou d’adoption anglaise. Le voeu d’être reconnu Québécois est dans le coeur de chacun, mais l’esprit se refuse un combat qui pourrait faire mal et déranger une petite vie minable caractérisée par une recherche d’un idéal matérialiste insipide. Falardeau l’exprime à travers ses nombreuses scènes documentaires. Insensible au bâillon des censureurs fédéralistes, Pierre Falardeau dérange, réveille, désabrutit, condamne, crache, révolte, place le miroir devant les yeux,…

Quand j’ai écouté la première fois une interview de Pierre Falardeau, je me suis dit « ce mec a l’air d’un crotté mais maudit qu’il est génial ! Lui, il parle à mon goût ! » Je n’ai pas besoin de paillettes ou autres flaflas pour m’éventer l’intelligence humaine. J’ai pu déceler au-delà de son allure qu’il avait une connaissance du monde bien au-delà qu’un cravaté pète-sec. Combien, en voyant Pierre Falardeau, le renie d’emblée pour son aspect et sa verve colorée, cet homme qui dérange les stéréotypes nouvelle génération ? Qu’est-ce que les Québécois attendent ? Que cela soit Céline Dion qui brandisse le fleur-de-lysée ? Ne mélangeons pas l’imbécillité aux grandes idées ! Les grandes idées ne sont pas profitables à des consortiums du show business.

Pierre Falardeau dérange par la vérité toute crue renvoyée à la face des Québécois. Il nargue avec son Elvis Gratton, il révèle l’engourdissement patriotique avec son 15 février 1839,… Mais plus on avance dans cette régression du 3ème millénaire, plus je sens le combat de Pierre Falardeau comme une rébellion de fous sortis d’Hippolyte-Lafontaine. Pourquoi ? Parce qu’il se sert beaucoup de l’Histoire pour rallier son idéologie parfaite, c’est comme parler à un sourd qui ne t’entendra jamais. Et l’Histoire, aujourd’hui, qui peut se targuer de la connaître alors qu’elle est l’apport indispensable pour se prévaloir d’une identité ? Le combat en se servant de l’Histoire est vain à mon avis. Le Québec est inculte de son propre passé et est plus au courant des autres peuples, qu’il n’a que faire, pour leur apprendre qu’ici ils sont « libres ». Encore une fois libre de quoi ? Si la notion de liberté se résume pour la société à se lever le matin en buvant un café dont les grains sont récoltés par des « sous-payés » nous sommes très loin de la véritable notion de liberté. Une liberté signifiée par un matérialisme pro-américain est très loin d’engendrer une identité québécoise. On ne combat pas chez soi, on combat chez les autres ! C’est vrai qu’il est plus facile de montrer ce qui dérange ailleurs que voir que chez soi c’est loin d’être mieux. Il est plus valeureux en tant que Québécois de rejoindre l’armée canadienne et de servir en Afghanistan en « supposés » libérateurs » alors qu’une telle liberté n’existe même pas dans son propre poulailler. Voilà le ridicule que Pierre Falardeau dénonce : les couilles-molles québécoises à-plat-ventrées devant les puissants de ce monde.

C’est Falardeau qui est un des « cause à effet » de ma non reconnaissance à devenir citoyenne canadienne. Pourquoi irais-je chercher ce pour quoi j’ai plus de haine que d’assentiment. En apprenant l’histoire du Québec, je me suis approprié cette haine que devrait normalement avoir les Québécois pour leurs conquérants. Parce qu’encore une fois je le précise, je ne suis nullement venue pour ce Canada qui n’a rien de plus à offrir qu’un autre état mais bien pour vivre avec une personne qui me complétait mais avait besoin de sa terre natale pour continuer à vivre. Je peux quitter mon pays, demain il sera encore là. Par contre, quitter le Québec et on peut revenir dix ans plus tard et se rendre compte qu’il n’existe plus. Moi, je quittais un pays qui n’a pas besoin de s’affirmer dans son identitaire, la rébellion a été faite depuis longtemps à cet égard. Notre indépendance on l’a eue. Et une indépendance ne s’acquiert pas avec une zappette dans la main mais au prix d’un sacrifice. C’est ce pour quoi nous fêtons notre 21 juillet. Je sais, il y a quelques mois, la Belgique était sur le bord d’une crise et d’une possible disparition. Mais il est un slogan chez nous qui dit : « Belge est notre nom, flamand et wallon ne sont que nos prénoms ». Le peuple a revendiqué cet adage contre une minorité néo-nazie flamande qui au nom d’une supposée indépendance recherchait uniquement à voler le mérite d’un peuple au complet. Ici, les rébellions d’indépendance sont des incursions de « pissous » qui aussitôt une petite égratignure de l’esprit retournent se planquer dans un matérialisme moins dangereux.

Ce matin encore, mon mari se demandait encore pourquoi j’avais quitté un pays où je ne manquais de rien et avec un avenir tout cuit dans le bec dans le fonctionnarisme. C’est pourtant bien clair. J’avais l’option de choix entre du matériel et une aventure humaine. Moi qui suis foncièrement anticonformiste, n’avais-je pas devant moi l’option idéale pour désservir mes ambitions de militantisme antisocial ? Péter la conformité sociale, c’est ma gourmandise préférée. Je déteste m’engourdir dans les routines sociales dictées par des puissances ignorantes et imbéciles, toutes plus enclines à cloner le genre humain à son image. Et plus je retourne voir les raisons de mon aventure canadienne, plus je me rends compte que personne n’aurait fait ce  » move » à ma place. Je l’avais la belle cage dorée et quand j’en délivre l’histoire je vois dans le regard des gens une incompréhension totale. Ce n’est pourtant pas moi qui suis dans le faux, ce n’est pas moi qui suis enchaînée à la servitude sociale. Je n’avais pas le coup de pied au cul de mon pays, ni une dictature d’engendrement de crève-faim. J’avais le même écoeurement que j’ai encore aujourd’hui en étant ailleurs pour voir si l’herbe était plus verte comme promis.

Ça me prend donc le discours d’hommes et de femmes qui osent dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et Falardeau rejoint très bien ce pour quoi j’investis mon existence : ma propre liberté. Personne ne me dicte quoi faire (je l’ai encore prouvé hier soir lors d’une réunion de la coopérative en étant la seule devant l’inévitable à voter NON à une augmentation de loyer que la majorité trouvait pourtant injuste. Peur de mes idées moi, jamais ! Le ridicule je l’ai vu dans chacun des bras levés pour un OUI alors que le coeur criait NON), et je n’ai pas besoin dans mon existence de brandir un drapeau pour une identité. La mienne est claire et mon idéalisme du patriotisme s’il n’est malheureusement pas contagieux n’est heureusement pas solitaire. Et apprendre l’histoire du Québec me démontre qu’ici, alors qu’on évoque le paradis à coups de slogans mensongers, tout est encore à faire et à défaire. Le drapeau fleur-de-lysée qu’évoque-t-il sinon l’histoire d’un peuple asservi depuis 1763 et trop couillon pour se défaire d’un esclavage sournois. On reproche ici l’abandon d’une France qui aurait préféré ses bals et les profits d’îles qui les alimentaient plutôt que défendre « ses arpents de neige ». Que fait le Québécois aujourd’hui sinon préférer se complaire dans son confort pro-américain plutôt que combattre ce qu’il est et se délier à jamais de son conquérant ? On préfère reprocher à l’Histoire plutôt qu’apprendre d’elle de ses erreurs. Les Patriotes se sont tentés à rendre cette liberté québécoise mais mal préparés ils ont quand même montré la voie qu’il faut se battre pour la liberté et qu’après une bataille perdue, la guerre n’est jamais terminée quand le dessein est au nom de la Liberté. Falardeau le dénonce, et je le dénonce aussi sur cet humble blog. Je ne suis pas comme tous ses immigrants qui entrent et exigent le droit d’un morceau de tissu sur la tête, un couteau sur le torse ou ne sais-je quel autre accoutrement digne d’Halloween. Je ne réclame rien, j’y vis ici en reclue idéologiste. Je regarde le Québec et je vois le Québec en position de réclamation avant qu’il ne soit trop tard. D’ici là, je serai morte avant de voir le carnage qu’il soit libérateur ou tout simplement un génocide psychologique.

Pierre Falardeau est donc un québécois tel que je me suis imaginé l’image qu’elle reflète à travers son histoire. Dans mes lectures, un Québécois c’est fort, c’est indépendant, ça a du caractère et ça se défend contre l’invasion d’autres identités. En arrivant, j’étais fier de ce peuple. Près de dix ans plus tard, j’ai plutôt tendance à en avoir de la pitié. Mais comme j’ai déjà dit dans un autre article, qu’est-ce que j’en ai à foutre ? Son combat n’est pas le mien et vice versa. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas de parti pris : celui de voir le Québec donner une noblesse à son drapeau. On peut toujours rêver tant qu’à se trouver un idéal dans cette maudine de vie plate.

Voilà mon cher Guy, comment Falardeau m’a conquise. Je n’avais pas besoin d’étendre en grande ligne le parcours de cet homme. Je n’ai pas à faire la promotion de cet homme qui est haut dans mon estime quand il s’agit de brandir la gloriole de l’identité québécoise, même si endormie, toujours aussi présente. Il se débrouille très bien tout seul pour s’allier qui mérite son attention.

Mon article provoquera sans aucun doute de l’offusquation, alors âmes sensibles évitez mon blog tant qu’il est encore temps. L’hypocrisie ici n’a pas sa place et je dirai toujours ce que je pense, peu importe qui je pourrais blesser. Pour aller dans un sens protecteur, y a TVA sur votre téléviseur.

 

( 26 février, 2008 )

Bruxelles (prononcé Bruksel) ou Bruxelles (prononcé Brusselles) ?

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On va mettre les choses au point tout de suite !

Arrêtez d’écouter les Français avec leur prononciation d’endroits qui ne leur appartiennent pas. À commencer par Bruxelles. Oui, ça c’est chez nous, pas chez eux. Et on dit Bruxelles prononcé « Brusselle ». Et non « Brukselle » comme je l’entends dans la bouche de nombreux Français et Québécois. Ça me fâche d’entendre ça dans la bouche des journalistes à la télévision grrrrrrrr

La raison pourquoi on ne prononce pas le « x » provient du fait des habitudes des scribes du Moyen Âge qui remplaçaient les doubles « s » par une croix, ce qui n’en changeait pas la prononciation. Cette croix assimilée au « x » du grec ancien, n’a été prononcée « ks » en français qu’à partir du 18ème siècle, sans que cette modification ne change l’usage bruxellois. Dans certaines régions de Belgique (notamment à la frontière linguistique wallonne/flamande ou à la frontière franco-belge) le « ks » s’est nettement introduit avec le temps par association des deux langues du pays : français et flamand. Et à tort, nombre de gens, à commencer par les Français, croient qu’il faille prononcer  »ks » pour le « x » de Bruxelles.

Une autre grande ville belge est aussi massacrée en prononciation par les Français : Anvers. Qu’il prononce Anver (sans prononcer le « s »). Sont-ils à l’envers pas à peu près. Est-ce que je dis « Pariss » ? Non, alors respectez notre territoire comme nous respectons le vôtre en prononçant les lieux comme vous l’avez décidé. Alors Anvers se prononce « Anverss ». C’est clair me semble ?

Je prends donc un malin plaisir de reprendre les « intellectuels » qui dédaignent la véritable prononciation de mon « chez nous ». Si au Québec il y a des québécismes, en Belgique, nous aussi avons notre façon de parler depuis des siècles. Ce n’est pas pour rien que nous ne sommes pas assimilés aux Français que diable ! Chose qu’ici au Québec j’ai souvent remarqué par contre : Je parle français, sans accent québécois (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui), donc je suis Française. Ben non ! Belge et fière de l’être. Peut-être est-ce pour ça que la plupart des Belges au Québec s’adaptent rapidement à l’accent québécois. Je les aime bien les ti Français mais quand il s’agit de défendre mon pays en supériorité, les Français sont loin d’avoir la gloriole. Chacun son pays et le mien est la Belgique.

J’y pense ! Si les Français prononcent Bruxelles (avec « x ») pourquoi ne prononcent-ils pas leur ville Auxerre de la même façon  (prononcé « ss » et non « ks ») ? Deux poids, deux mesures ?

Au Québec, j’ai remarqué une prononciation francisée également pour les noms de villes ou régions américaines, telles que Boston, Wisconsin, Los Angeles, etc. La prononciation anglaise n’est pas courante du tout. On dit le nom de ces villes comme s’il s’agissait de territoires francophones. J’ai eu un peu de misère au début à comprendre que quand on me disait « Boston » et non prononcé « Bostonn » qu’il s’agissait bien de Boston, capitale du Massachusetts. 

En tous cas, j’ai mis les choses au clair en ce qui concerne les villes de mon pays et leur prononciation par l’intermédiaire de mon blog. Ça sert aussi à ça un blog : sortir le méchant hahaha !

À la revoyure !

( 3 février, 2008 )

La chanson que l’on s’approprie…

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 Chaque grand moment de ma vie peut être apparenté aux paroles d’une chanson. Et, c’est pour tout le monde. Est-ce à dire que nous vivons tous la même chose ? Pas de la même façon, mais oui aux travers de différentes émotions que nous éprouvons dans la vie. Les peines d’amour ont toutes un Brel, une Piaf, un Blunt, etc. pour caractériser ou symboliser l’émotion grave ou joyeuse d’un moment important de notre vie. La solitude momentanée, le spleen, la nostalgie de nos 20 ans, etc. nous font rechercher des paroles d’espoir, de souvenirs et bien plus souvent qu’autrement des paroles de compréhension pour nous rassurer que nous ne sommes pas seuls à vivre de telles émotions. Toutes les émotions se retrouvent dans les chansons. Qu’elles soient de bonheur, de joie, de tristesse ou de profonde dépression, la chanson nous aide à mieux supporter nos états d’âme.

Pour ma part, quand ça ne va pas, surtout quand je me sens presque inutile et dans un état de marionnette aux fils en état d’arthrose, j’écoute toujours les trois mêmes chansons :

« L’envie » de Johnny Hallyday

« Résiste » de France Gall

« C’est ta chance » de Jean-Jacques Goldman

Ces trois chansons viennent me chercher beaucoup et me permettent d’annihiler ce sentiment dépressif qui me submerge, surtout depuis que je suis loin de mon pays natal. La première vient étayer mon mal-être, la deuxième me lance son cri d’encouragement et la troisième exprime mes peurs de ne pas oser mais qu’il y a toujours une possibilité d’y arriver.

Écoutées respectivement l’une à la suite de l’autre et je vous assure que ce sentiment d’impuissance n’existe plus. Je me réarme de courage et mes désirs se réactivent de plus belle pour obtenir leur aboutissement. J’ai besoin de les entendre pour me réaffirmer, et si c’est stupide pour ceux qui ne vivent pas ce sentiment de crainte d’être toujours jugé, je passe quand même à travers ces incertitudes de façon agréable. J’appelle cela de la désintoxication de sentiments néfastes. C’est bien meilleur et plus sain que les « paxil » et autres antidépresseurs prescrits par la médecine !

Je vous copie les paroles de ces 3 chansons, peut-être y trouverez-vous aussi un exutoire à vos déprimes de solitude :)

« L’envie » de Johnny Hallyday :

Qu’on me donne l’obscurité puis la lumière
Qu’on me donne la faim la soif puis un festin
Qu’on m’enlève ce qui est vain et secondaire
Que je retrouve le prix de la vie, enfin !
Qu’on me donne la peine pour que j’aime dormir
Qu’on me donne le froid pour que j’aime la flamme
Pour que j’aime ma terre qu’on me donne l’exil
Et qu’on m’enferme un an pour rêver à des femmes !
On m’a trop donné bien avant l’envie
J’ai oublié les rêves et les « merci »
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l’envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu’on me donne l’envie !
L’envie d’avoir envie !
Qu’on allume ma vie !
Qu’on me donne la haine pour que j’aime l’amour
La solitude aussi pour que j’aime les gens
Pour que j’aime le silence qu’on me fasse des discours
Et toucher la misère pour respecter l’argent !

Pour que j’aime être sain, vaincre la maladie
Qu’on me donne la nuit pour que j’aime le jour
Qu’on me donne le jour pour que j’aime la nuit
Pour que j’aime aujourd’hui oublier les « toujours » !

On m’a trop donné bien avant l’envie
J’ai oublié les rêves et les « merci »
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l’envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu’on me donne l’envie !
L’envie d’avoir envie !
Qu’on rallume ma vie !
« Résiste » par France Gall

Si on t’organise une vie bien dirigée
Où tu t’oublieras vite
Si on te fait danser sur une musique sans âme
Comme un amour qu’on quitte
Si tu réalises que la vie n’est pas là
Que le matin tu te lèves
Sans savoir où tu vas
Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n’est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste
Tant de libertés pour si peu de bonheur
Est-ce que ça vaut la peine
Si on veut t’amener à renier tes erreurs
C’est pas pour ça qu’on t’aime
Si tu réalises que l’amour n’est pas là
Que le soir tu te couches
Sans aucun rêve en toi
Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n’est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste

Danse pour le début du monde
Danse pour tous ceux qui ont peur
Danse pour les milliers de cœurs
Qui ont droit au bonheur…
Résiste {3x}

Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n’est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste…
« C’est ta chance » par Jean-Jacques Goldman

Il faudra que tu sois douce
Et solitaire aussi
Il te faudra gagner pouce à pouce
Les oublis de la vie
Oh, tu seras jamais la reine du bal
Vers qui se tournent les yeux éblouis
Pour que tu sois belle, il faudra que tu le deviennes
Puisque tu n’es pas née jolie
Il faudra que tu apprennes
A perdre, à encaisser
Tout ce que le sort ne t’a pas donné
Tu le prendras toi-même
Oh, rien ne sera jamais facile
Il y aura des moments maudits
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne
Et toi seule en sauras le prix
C’est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d’envies, tant de rêves qui naissent d’une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C’est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l’impertinence
Qui t’avance un peu plus loin
Toi, t’es pas très catholique
Et t’as une drôle de peau
Chez toi, les fées soi-disant magiques
Ont loupé ton berceau
Oh, tu seras jamais notaire
Pas de privilège hérité
Et si t’as pas les papiers pour être fonctionnaire
Tout seul, apprends à fonctionner

C’est ta chance, ta force, ta dissonance
Faudra remplacer tous les « pas de chance » par de l’intelligence
C’est ta chance, pas le choix
C’est ta chance, ta source, ta dissidence
Toujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d’évidence
Ta puissance naîtra là

C’est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d’envies, tant de rêves qui naissent d’une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C’est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où ti viendras puiser la force et l’impertinence
Qui t’avance un peu plus loin
Rien que lire cela une dernière fois avant d’éditer et je me sens conquérante. Alors à la revoyure ! J’ai des moulins à vent à combattre !!!

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