( 14 novembre, 2008 )

Merci Bonsoir !

Et voilà, je vais rejoindre le nombre de milliers de gens qui, un jour, ont eu plaisir à s’offrir un blogue personnel. Aujourd’hui, l’aventure s’arrête là pour moi. J’escomptais y avoir du plaisir à échanger avec des gens d’un peu n’importe où dans le monde et même si j’ai reçu quelques commentaires de valeur, la majorité par contre ne vient que salir ou s’indigner sans même pouvoir argumenter ce pourquoi ils ne sont pas d’accord sur l’un de mes articles.  Quand on n’a plus de plaisir autant s’arrêter là.

Bye bye et merci à mes amis de m’avoir encouragée.

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( 11 octobre, 2008 )

Le parc de la chute Montmorency… certainement mon havre de paix et de détente en solitaire

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J’y étais allée deux fois avant de m’installer à Québec. Depuis, j’y retourne très souvent. Quand il fait chaud, c’est l’endroit idéal pour se rafraîchir tout en profitant du charme du lieu et de l’apaisement qu’offre l’écoulement sauvage des chutes.

La chute Montmorency, aussi appelée « Grand Sault » dans le langage courant des habitants, se situe à l’embouchure de la rivière Montmorency, où elle se déverse par le rivage en falaise dans le fleuve Saint-Laurent. Elle  est plus haute que celles du Niagara : la cataracte mesure 84 m, soit 27 m de plus. La profondeur du bassin à la base de la chute atteint les 17 mètres. C’est la plus haute chute du Québec.

La première mention de ce site nous est révélée par Samuel de Champlain qui, passant devant, le nomme « Montmorency » en l’honneur de l’amiral Charles de Montmorency, duc de Damville, à qui il a dédié le rapport de son expédition de 1603 lors de son premier voyage.

Si on parle de LA chute de Montmorency, il faudrait plutôt dire LES chutes. En effet, deux autres chutes, plus petites, se jettent aussi au bas de la falaise pour rejoindre le lit de l’embouchure de la rivière Montmorency. L’une d’elle est surnommée « le voile de la mariée » et l’autre « la petite chute » mais ne sont pas reconnues par la Commission de toponymie du Québec.

La chute « Voile de la mariée » fait référence à une légende du lieu. La légende de la dame blanche que je vous conterai plus tard. Et depuis que je connais cette légende, ce lieu a pris à mes yeux plus de charme et de mystère qu’avant.

Mais il n’y a pas que les chutes à admirer ou à écouter. Le lieu est un parc judicieusement apprêté pour les amoureux des ballades dans la nature. Des sentiers pédestres ont été aménagés pour permettre de profiter de la beauté des chutes sous tous les angles. Et des belvédères permettent non seulement de profiter de vues extraordinaires des chutes mais aussi de vous reposer dans votre randonnée, car il n’y a pas que des chemins plats mais aussi des escaliers qui sont faciles à descendre mais durs d’endurance à remonter. La faune se plaît aussi à venir vous rencontrer et il n’est pas rare de voir des tamias rayés croiser votre chemin. Au crépuscule, les ratons-laveurs se plaisent à venir voler dans votre main généreuse la moindre offrande alimentaire. Et si un est gratifié, plusieurs suivront quémander quelque pitance.

Là où le trajet m’effraie un peu, parce que j’ai le vertige, c’est de traverser le pont suspendu au-dessus du Grand Sault. Dès que je m’approche du parapet, pourtant bien sécurisé, la vue de l’énorme bouillon immaculé m’étourdit et m’attire. Je me contente donc de regarder droit devant moi et d’admirer le charme de l’île d’Orléans.

J’ai très hâte aussi que l’hiver arrive pour voir le fameux « pain de sucre » qui se forme devant la chute. Cette proéminence est due aux embruns de la chute qui gèlent dans l’air et se déposent aussitôt. Il est possible donc d’y faire des descentes par loisir.

La chute, par sa position géographique, a été très importante en stratégie lors de bataille entre Français et Anglais. Les Français profitaient de cette cataracte pour se protéger d’un débarquement anglais vers Québec par le côté est, ce que les Anglais ont quand même essayé par deux fois, mais sans succès et avec des pertes importantes (1690 et 31 juillet 1759).

Mais si la chute est agréable en été, elle est aussi agréable pour les loisirs d’hiver : raquette, patinage, ski de fond et descente en tobbogan du « pain de sucre ».

Pour ma part, des terrasses munies de tables de pique-nique m’offrent un endroit idéal pour m’installer et m’inspirer pour mes écritures. Là, toute la beauté de la nature s’exprime et j’y puise toute sa poésie pour la mémoriser afin de la retranscrire plus tard dans mes cahiers. Mais c’est aussi là qu’on peut faire le vide de soi, juste en fermant les yeux et en écoutant le chant de la nature. Et je compte en profiter, c’est à peine à 5 minutes en voiture de chez moi.

En haut de la chute, à l’ouest, se dresse le Manoir Montmorency, autrefois Manoir Haldimand. Il s’agit de la résidence secondaire du gouverneur John Haldimand qu’il fit construire vers 1780. Le duc de Kent, fils de George III et père de la reine Victoria y séjourna vers la fin du 18ème siècle. Le manoir actuel n’est pas le vrai manoir, mais une réplique, le manoir ayant subi un incendie en 1993. Il fait office aujourd’hui d’établissement hôtelier où manger sur la terrasse avec la vue sur la chute est un pur délice pour les yeux et les papilles.

En juillet et août, la chute est utilisée pour agrémenter le décor des feux pyrotechniques de Loto Québec. C’est de toute beauté paraît-il ! Je compte bien en vivre au moins un pour m’en assurer.

Ah! J’oubliais ! Pour ceux que le vertige n’atteint pas ou pour ceux que les longues marches ou montées d’escalier effraient, un téléphérique est disponible. Il paraît qu’on voit les chutes d’une façon spectaculaire. Mais ce n’est pas moi qui vous l’assurerai :P

Voilà, j’espère que j’aurais titillé votre envie de découvrir ce lieu magnifique et unique en son genre par toutes les activités qu’il offre. Personne ne peut y rester insensible, foi de Sammy !

 

 

 

( 9 octobre, 2008 )

Quand l’automne ravit mon coeur

Voici l’automne arrivé depuis déjà quelques jours et Dame Nature avant de passer encore cette année au trépas nous expose ses plus belles couleurs de vieillesse. Des verts sombres, vivifiants et pénétrants, de ceux clairs et apaisants de sa jeunesse, voici que les tons rouge, ocre, jaune, brun, cuivre, doré et vermillon viennent enflammer ma chère contrée. Une explosion de splendeur colorée chaque matin au soleil de l’aube fascine mes réveils en douceur. Dame Nature sait mourir en beauté. Elle chante son dernier cri d’agonie en aparté avec le vent qui bruisse les feuilles de sa robe d’endeuillée. Puis, lentement, elle procède à son effeuillage pour nous livrer bientôt son corps décharné qui s’emmitouflera de ses nombreux manteaux de neige et brillera de ses gelées diamantées.

Voici, pour mes amis de l’autre côté de l’océan, ce que le Québec me permet de voir chaque jour d’automne. Qu’il pleuve ou fasse soleil, les couleurs me donnent chaud au coeur.

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( 9 octobre, 2008 )

Trois mois d’absence sur mon blog mais Québec m’a conquise

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Voilà trois mois je me préparais à quitter Montréal. Mon rêve se réalise enfin : vivre à Québec !  Je dois dire que c’est grâce à mon montréalais pure laine de mari que j’y suis. Il ne manquait que son envie d’y aller pour que la réalité s’active. Et voilà ! J’y suis maintenant et j’y reste.  Je ne comprends pas que l’on puisse mettre en exergue Montréal alors que Québec possède mille et une beautés que Montréal n’atteindra jamais. Montréal ressemble à New York : la puanteur y règne, le multiculturalisme détruit le passé et la culture québécoise, l’architecture ancienne fait grise mine à côté de laides bâtisses nouvellement pensées par des architectes sans talent, la langue anglaise y est de plus en plus d’usage et la qualité du français fout le camp.  Je pourrais en citer des centaines d’autres mais comme j’ai toujours pensé il y a un endroit pour tout un chacun et le mien est à Québec. Je suis passionnée par la beauté des villes anciennes et Québec est un fleuron dans le domaine en Amérique du Nord. Ici, chaque coin représente un petit bout d’un endroit d’Europe. Je me sens moins dépaysée et je regretterais de voir disparaître cette beauté si elle devait être détruite par cette invasion de cultures bien différentes du monde occidental.

Déjà, depuis que j’ai emménagé, j’ai parcouru la vieille ville de fond en comble et chaque fois ses murs me racontent une nouvelle histoire. J’en reviens toujours étourdie des chuchotements des âmes du passé qui s’y promènent en ma compagnie et m’invitent à découvrir leurs vies d’antan.

Je vous avais déjà dit que je partais souvent dans des voyages imaginaires à partir d’un lieu où je me trouve.  À Québec, même scénario, ce que je vois vous ne le voyez pas. Ce que vous voyez je ne veux pas le voir. Je pars dans mon imaginaire et Québec se dresse devant moi à une époque qui représente plus ce que je souhaite voir. Les touristes deviennent des gens de la ville costumés à l’époque de l’Ancien Régime selon leur qualité, les enseignes de souvenirs se changent pour inscrire en belles lettres dorées tel ou tel commerce offrant articles de mercerie, boulangerie, ferronnerie et autres métiers d’autrefois. Les rues pavées deviennent des chemins de terre où résonnent faiblement les sabots d’un cheval ahanant dans sa montée de la côte de la Montagne en tirant la charrette d’un marchand de vin qui s’empresse d’aller livrer aux nobles de la Haute-ville les derniers crus arrivés par voie maritime du vieux pays. Sur la rade du port, les paquebots de luxe se sont transformés en splendides trois mâts et ça grouille de monde qui charge et décharge quantité de caisses et barriques aux milles et une saveurs exotiques ou nécessaires au quotidien. Le fleuve, ne change pas, il est là toujours aussi majestueux, mais ses berges me font découvrir plus de nature, de timides agglomérations pittoresques émergent de temps à autres sur la rive sud et si vos yeux admirent le passage de quelque vraquier, les miens s’émerveillent de brigantins qui sillonnent les flots et petites barques de pêcheurs, et même un petit groupe de canoës d’écorce avec des indiens hurons à leur bord.

Parfois même, dans mes randonnées, l’ambiance change et la ville ressemble à l’antre d’une géhenne : des canons crachent leurs boulets, des maisons s’écroulent ou s’enflamment, la basse-ville est déserte à part quelques aventureux au désir de pillage, un chien hurle la mort et sous les débris une main qui désespérément semblait vouloir souhaiter de l’aide avant le spasme final s’étend macabrement dans toute son horreur. Tout n’est que désolation et en me retournant vers le fleuve une armada de navires anglais crachent en démon d’innombrables salves de canons. Plus loin, dans ma promenade, en remontant l’escalier de la promenade des Gouverneurs, un brouhaha de cris et de pétarades surgit et lorsque j’ai atteint la dernière marche, les plaines d’Abraham n’ont plus ce charme paisible du parc merveilleux d’aujourd’hui mais l’étendue d’un champ de bataille où s’affrontent habits rouges et habits gris-bleu. M’approcher d’un taillis m’obsède, j’ai toujours peur qu’un indien grimé de ses couleurs de guerre en jaillisse armé de son casse-tête. Je suis en 1759, un 13 septembre aux premières lueurs de l’aube et mon coeur se brise à cet instant. Dans peu de temps, cette merveilleuse ville appartiendra aux Anglais et bien des choses vont changer, pas forcément pour le pire, je le reconnais. L’homme n’est qu’un éternel conquérant et j’ai conquis Québec à jamais dans mon coeur.

 

 

( 23 juin, 2008 )

Bonne Saint-Jean à tous les Québécois !

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Demain c’est jour de fête pour tous les Québécois. C’est la fête nationale du Québec. Jour où tous les supposés contre la religion catholique, contre les francophones et contre les traditions culturelles québécoises vont profiter d’une journée de congé sans rechigner. Bizarre quand même qu’aucunes communautés extrémistes ne se révoltent ! Ben voyons, tout le monde sait que quand c’est pour se payer un jour de congé au frais de la princesse tout le monde est catholique et canadien-français. Je ne suis pas québécoise mais j’ai l’âme emplie de la culture québécoise. Je m’y sens en parfaite symbiose pour fêter demain une journée symbolique à la culture québécoise. Parce que même si je ne suis pas citoyenne, veut, veut pas, désormais ma vie est au Québec et avec des Québécois. Et je dois vous dire que j’admire beaucoup cette nation. Même s’ils sont un peu craintifs ces dernières décennies, ce sont des gens qui se tiennent debout dans leur culture et la défendent bec et ongles contre toutes les autres qui voudraient la voir disparaître. La culture québécoise est trop belle et trop riche pour disparaître. Demain est un jour qui prouvera, comme chaque année, qu’il est vain de banaliser le Québec. C’est une nation à part entière qui demeurera éternelle. Et je lui souhaite longue vie et que son voeu de souveraineté se réalise. Demain le bleu du ciel se mariera au bleu du fleurdelysé et chaque Québécois se sentira fier d’être ce qu’il est : un citoyen fier de ses racines et de sa culture.

Bon mettons que je ne me mêlerai pas à la foulée festive dans les rues de Montréal ni le soir au parc Maisonneuve pour la traditionnelle fête et le feu d’artifice, ni pour le feu de joie. Non, pas que je n’aime pas les fêtes mais les tonitruances musicales m’indisposent et je demeure donc très partisane du calme. Demain, je fête sur le fleuve. Voir un feu d’artifices depuis le bateau doit être magnifique depuis un décor naturel. Je suis sûre que je vais adorer ça, tout en me faisant bercer par le fleuve. Je me souviens il y a deux ans, à la marina de Pointe-aux-trembles, je pouvais voir des feux d’artifices partout. Les couleurs fusaient depuis Repentigny jusqu’ à Boucherville. Le fleuve reflétait des images psychédéliques extraordinaires. Et ça c’était de loin que je voyais ça ! J’imagine que ça va être fabuleux de proche.

D’ici là que je savoure cette belle journée prometteuse, je souhaite à tous les Québécois et Québécoises une très belle Saint-Jean !!!

 

( 8 juin, 2008 )

Deux magnifiques journées de fin de semaine sur le majestueux fleuve Saint-Laurent

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Enfin ! Notre bateau est à l’eau ! Après deux années à le rénover pour lui donner une allure bien plus confortable et accueillante - il reste encore des finitions à terminer -  notre courage et notre volonté sont enfin récompensés.

Si son premier bain est une totale réussite, un problème de moteur s’est par contre présenté après quelques minutes. Finalement les cuves de diesel sont pourries et ne peuvent donc plus servir. Vitement, il fallait trouver une solution… Alors pour cette saison estivale deux nouvelles cuves de 20 gallons suffiront. On verra l’hiver prochain comment nous procéderons pour augmenter la capacité de stockage de carburant.

De nouveau, nettoyage des filtres et des injecteurs ! Le moteur ne reprend toujours pas son ronronnement de lion mais c’est sans compter sur l’excellence de l’art mécanique de notre ami Aurel qui tel un docteur connaissant le mal de son patient, très rapidement, en quelques opérations maîtrisées, redonne le souffle de vie et le félin mécanique rugit à nouveau pour notre plus grand soulagement.

Cette fin de semaine le temps se révèlait particulièrement beau et chaud. C’était ma fête et pour cadeau je désirais une longue et belle sortie sur ce fleuve majestueux qui me repose l’esprit et me délivre du stress grouillant de la cité montréalaise. Fêter mes années de vie ne m’intéresse pas de les commémorer par un party avec des amis et des surprises. Ma vie a son importance chaque jour et elle est une fête dans son quotidien par ce qu’elle m’apporte en nouveauté. Et cette année, être avec mon chum dans ce décor fluvial québécois magnifique vaut tous les trésors du monde; tous les partys d’anniversaire ne pourraient rivaliser avec cette tranquillité naturelle et reposante que le fleuve m’apporte. Ce samedi, le majestueux m’a comblée de joie, d’amour et de détente. Et dire qu’il y en a qui paye des sommes monstrueuses pour une fin de semaine dans un spa santé alors que le fleuve dans sa grande générosité offre mille fois plus d’effets d’apaisement. Pire, cette fin de semaine était celle aussi du grand prix de F1, tous entassés sous un soleil de plomb avec un son qui déchire les tympans. Chacun ses goûts mettons…

Se laisser bercer par les flots du fleuve se frottant ondoyeusement et parfois sauvagement sur la coque du bateau procure une énergie revitalisante. Les embruns rafraîchissants déposent leur bruine froide et piquante sur la peau, soulevant agréablement des frissons d’extase. Son parfum enivre en compagnie de la nature terrestre environnante et l’instant du retour vous comble d’une ivresse particulière et toute la journée il n’aura eu raison de vous que de vous arracher continuellement un sourire. Oui, le fleuve est un ami pour qui sait s’en faire un allié et surtout apprendre à l’apprécier. Ce trésor québécois est un don de dame Nature extraordinaire et pourtant j’étais triste de voir que très peu savent le savourer à sa juste valeur. Autant le fleuve est généreux autant des plaisanciers abusent de son offre. Le fleuve se savoure dans le calme, lentement, comme un chocolat qu’on laisse fondre lentement dans la bouche pour en apprécier longtemps la saveur douçâtre et décupler l’enchantement des papilles. Mais ceux à qui j’ai donné le nom de « coquerelles du fleuve » n’apprécieront jamais cette douceur des sens. Pour eux, promener le fleuve se résume à une continuation du stress de la vie trépidente citadine. Toujours plus vite, toujours plus bruyante que jamais. Le Saint-Laurent devient le styx des enfers et le soir, tous rentrent fourbus, les muscles endoloris et le fessier tanné d’avoir subi les assauts de la géhenne tant recherchée.  Pourtant s’ils savaient combien le fleuve est comme un psychiatre, sauf qu’à ce titre le patient s’allonge mais c’est le fleuve que l’on écoute vous conter l’histoire de sa vie à travers ses saisons, ses millions d’âge et ses mille humeurs. Chaque jour le fréquenter, chaque jour il vous contera une autre histoire, chaque jour vous reviendrez toujours plus heureux pour l’apprécier.

Le fleuve Saint-Laurent est un trésor de vie naturelle. La prochaine fois que vous le côtoirez, fermez les yeux et laissez-le avec l’aide du vent du large vous conter son histoire… Quand vous rouvrirez les yeux vous allez ressentir… venez plutôt me le raconter, je jurerai que nous ressentons la même chose ;)

 

( 31 mai, 2008 )

5 à 7 du Projet Rivard

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

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De gauche à droite : chum de Jacdesmers, Jacdesmers, chum de KKK, Grafven, Geneviève, KKK, Sandrina

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Grafven et Geneviève

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Jacdesmers

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Geneviève et KKK

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Daylia

 

Comme promis, pour mes amis du Projet Rivard, absents mais présents par la pensée, je leur relate ici le fameux 5 à 7 très attendu.

Je croyais que nous serions très nombreux mais finalement 5 membres étaient seulement présents pour rencontrer notre Geneviève nationale : Jacdesmers, Grafven, KKK, Daylia et moi-même. Heureusement les chums sont venir grossir la tablée.

Le temps était de la partie pour que cette rencontre soit très agréable. Le soleil accompagné d’un petit vent caressant partageaient notre joie d’être ensemble à se parler sans cette fois un ordinateur pour intermédiaire. 

KKK et moi avons offert des fleurs à Geneviève au nom de tous les joueurs pour la remercier pour son fabuleux travail à nous offrir un jeu si palpipant.

Aux terrasses Bonsecours la sangria coule à flot. J’avais personnellement choisi une sangria aux pommes en demi-pichet. Je ne m’attendais pas à une énorme carafe !!! Pire, Jacdesmers avec son chum prennent la chaudière de Sangria aux fruits des champs !!! Je n’ai malheureusement pas pris en photo ces merveilles dégustatives…. dans un sens il vaut mieux, vous nous croiriez des ivrognes hahahaha ! Mais je n’ai pas réussi à tout boire, deux verres m’ont suffit.

Bien évidemment, beaucoup des conversations étaient concentrées sur le jeu et des anecdotes particulières que nous avions vécues, des bonnes aux moins bonnes. J’ai même pu converser avec Grafven mais par l’intermédiaire du chum à KKK qui est parfait bilingue.

J’étais très contente d’apprendre que Grafven avait trouvé l’amour par internet avec Mademoiselle A. Cela m’a ramenée avec nostalgie 12 ans en arrière quand j’ai rencontré mon chum de la même façon mais un jeu n’en était pas l’incident mais bien les débuts du monde internet… Je vous raconterai bien un jour ma rencontre internet qui dure depuis 10 ans maintenant de façon réelle et quotidienne et m’a fait traverser l’océan pour demeurer à jamais ensemble.

Certains des membres ont dû avoir les oreilles qui ont sifflé un moment donné car si peu nombreux que nous soyions à ce 5 à 7  des nicknames sont sortis pour étoffer les anecdotes qu’on aimaient se rappeler ou expliquer en détails.

La bonne humeur était présente et le sentiment d’avoir pourtant été des rivaux entre certains membres n’existait absolument plus. Pour moi, je voyais Jacdesmers et Grafven comme de véritables amis que j’ai apprécié écouter raconter l’expérience ludique et aussi leur petit secret hahahaha !

Grâce à Geneviève Cardin, nous avons tissé chacun des liens très forts avec des membres du jeu. L’histoire du Projet Rivard ne s’arrête donc pas au terme du jeu… ce n’est qu’un début. Et Geneviève a désormais bien des alliés pour ses projets futurs.

Par contre, il faudra compter sur Daylia, Notaire ou Josie ou d’autres nouveaux venus sur les prochains ARG pour les pickups à Montréal. Parce que bientôt je déménage à Québec tout proche de ma nouvelle amie Ciao Bella. On aura bien du plaisir à vivre à deux des futurs pickups à Québec hahahaha !

Voilà, j’espère vous avoir fourni ici un moyen de vous approprier l’événement auquel vous n’avez pu être présents. Mais je puis vous assurer que si peu il y avait foule dans nos coeurs pour gonfler la joie d’être en compagnie de Geneviève Cardin.

Et, personnellement, petit message à ma chère amie KKK de mon coeur : La prochaine fois tu diras à mon chum de lâcher le cellulaire pour que je te parle… la colonne Nelson on s’en souviendra en tous cas !!! Hahahaha !

Merci à Geneviève, Daylia, Jacdesmers, Grafven, KKK pour cette rencontre que je n’oublierai jamais

Je vous partage ici quelques photographies que j’ai pu prendre avant que les batteries ne me lâchent… c’est tout moi ça dans ma gaucherie habituelle de ne pas vérifier mes affaires lollll Jacdesmers en a pris aussi, je lui ai fourni mon email pour qu’elle puisse m’envoyer les photographies de groupe. Aussitôt je les reçois je les ajouterai ici.

À la revoyure :)

 

( 21 mai, 2008 )

Rencontrer une actrice et jusqu’au bout ignorer que s’en est une !

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Il faut que je vous raconte mon aventure assez cocasse qui m’est arrivée le 15 mai dernier… j’en suis encore toute retournée d’avoir manqué de jugement ce jour-là.

Pour ceux qui me suivent à travers cette forme de journal intime où je déverse mes émotions sur des sujets qui viennent me chercher, vous savez donc que je participais au jeu Projet Rivard, action marketing promotionnelle pour le premier film de Fabienne Larouche, « Le Piège américain ».

Ainsi donc, le 15 mai dernier, nous en êtions à la dernière phase de la mission finale. Mission qui allait nous faire aboutir à la découverte d’un témoignage d’une personne réelle (Rose Chéramie) sur l’assassinat de JFK en novembre 1963.

Voici donc ce que ce jeu m’aura fourni comme aventure très spéciale …

Il est 5 heures du matin et je me réveille subitement après un sommeil de nuit coupé en deux… La pluie tombe à verse…

 Je devais cette nuit-là venir devant mon ordinateur recueillir un indice capital pour la mission du lendemain.  Indice qu’à 2 heures du matin je n’avais toujours pas reçu mais qui arriva vers les 3 heures, mais j’étais retournée me coucher ayant vraiment besoin de quelques heures de plus de sommeil si je ne voulais pas tomber sur le cul le lendemain. Cela faisait déjà plus de 4 semaines qu’inlassablement je passais de nombreuses nuits à lire sur le sujet JFK. Cet indice a été donc travaillé durant la nuit dans sa recherche par mes compagnons de jeu. Quand je suis arrivée devant mon ordinateur des courriels m’attendaient avec des précisions claires pour l’avant-dernier indice. Il s’agissait d’un pick up à réaliser à Montréal complètement à l’ouest de la ville à 10 heures pile. Je n’avais pas la disponibilité de mon char ce jour-là mais je voulais que ce pick up se réalise. Je réfléchis quelques minutes avec un bon café pour me réveiller les sens encore un peu brumeux. Qu’à cela ne tienne, j’irai à ce pick up et en métro. Et s’il le faut je prendrais un taxi pour le peu que l’endroit soit trop éloigné pour une marche.

Mais j’ai besoin de précision quant à la personne à rencontrer pour ce pick up. J’hésite si je dois rencontrer Geneviève Cardin, la conceptrice du jeu, Maurice Bishop, personnage concomitant du jeu et signataire de l’indice ou bien Rose Cheramie, autre personnage central et implicite à la quête. J’attends donc un peu pour voir mes amies virtuelles « oiseaux de nuit » se manifester pour connaître leur avis sur la personne à rencontrer. Le temps presse, il est déjà 6h passées du matin et s’il me faut me rendre au pick up pour 10 heures je suis mieux de me préparer; je n’ai aucune connaissance de cette partie de Montréal. Je veux donc partir vers les 8 heures de chez nous pour en cas d’égarement je puisse avoir le temps de me reprendre en chemin et arriver à l’heure au rendez-vous.

Mais rien… pas un des mes « oiseaux de nuit » ne se présente suffisamment tôt et je pars pour ce fameux pick up. Je prends le métro depuis Radisson en direction d’Angrignon pour faire arrêt à Atwater. Tout va bien, je n’ai pas besoin de changer de rame pour me rendre au lieu-dit.

Sortie du métro, direction rue Sainte-Catherine Ouest pour trouver un café dénommé Java U. Je le trouve à peine à quelque 500 mètres de la station de métro. Chouette ! Il est à peine 8h35. J’ai donc le temps de prendre un déjeuner sur place. Je m’avance donc vers le comptoir. Une jeune fille, très mignonne, se présente gentiment pour prendre ma commande. À ce moment-là, j’ai comme un doute. Cette fille me fait penser à quelqu’un mais mon jeu me fait tellement capoter depuis quelques jours que j’élimine l’exploration de mon doute. Tout d’abord j’ai faim… je lui demande donc de me servir un café qu’elle s’empresse avec professionnalisme de me questionner sur sa nature pour lequel je le préférerais. Petit, grand, moyen, corsé, très corsé ou léger ? J’y vais pour l’entre-deux. Mais j’ai faim aussi, donc je choisis de me régaler d’un bon petit pain au chocolat. Ce que je demande à la gentille préposée. Elle se questionne et demande à son collègue un peu plus loin ce qu’est un pain au chocolat ? J’oubliais qu’ici au Québec on appelle ça des chocolatines. Et dans ce quartier de Westmount l’anglais est une langue prédominante.  La préposée du comptoir en rit et moi de même. Toutes les deux nous avions appris quelque chose.

Ma commande en main et payée, je décide donc de m’installer à une table où je pourrai voir chaque personne entrer dans le café. Je ne louperai pas mon contact ainsi.

Il est presque 9 heures et une personne qui ressemble étrangement, à ce que j’ai vu d’une vidéo-presse, à Geneviève Cardin. J’observe tranquillement. Je ne lui sauterai pas dessus, il reste une heure avant le fameux rendez-vous. Par malheur, cette jeune femme va s’installer dans le fond du café et un muret de séparation m’empêche de voir sa table. La jeune fille du comptoir la connaît. J’entends qu’elles discutent entre elles mais sans comprendre. Au bout d’un quart d’heure, la jeune femme repart mais je demeure avec le sentiment qu’il s’agit bien de Geneviève Cardin. Je veux en avoir le coeur net, je vais demander à la préposée du comptoir. Cette dernière me confirme que c’était bien elle. J’avoue donc à la jeune fille que je suis une joueuse du Projet Rivard mais que j’ai du temps et que mon contact est à 10 heures. Que si c’est Geneviève que je dois rencontrer elle reviendra donc à ce moment-là. La jeune fille sourit et me regarde comme si elle comprenait toute l’affaire et s’amuse de la situation. Il reste encore un peu moins d’une heure à attendre… Quelques minutes plus tard, je vois entrer un autre joueur dont je sais que sa participation est pour le compte de mon équipe adverse, l’ayant rencontrée lors d’un pick up précédent. On se sourit fairplay. Elle commande aussi et va rejoindre une autre table face à la vitrine d’entrée. Je me décide ensuite d’aller fumer une cigarette sur le devant du café, la pluie s’est arrêtée. Regardant mon adversaire elle voit que je suis encline à converser. Pourquoi à ce stade du jeu devrions-nous nous éviter ? On se jase donc et on décide ensemble qu’on pourrait prendre notre indice en même temps, qu’à ce stade du jeu, les deux enveloppes seraient identiques afin de créer une course à son dernier sprint. Je précise à mon adversaire mon doute sur la jeune fille du comptoir et que je crois qu’elle ressemble étrangement à notre personnage Rose Cheramie (en fait l’actrice du film dans ce rôle). Mon adversaire, Dravir de son nom de jeu, pense qu’elle est trop petite, ayant aperçu l’actrice à l’avant-première du film. Nous voyons ensuite rentrer une dame aux allures d’une prostituée de luxe dandinant du popotin (je dois préciser que la vraie Rose Cheramie était une prostituée junkie pour le compte de Jack Ruby)… Bon est-ce elle notre indic ? Mais apparemment pas. La dame prend une commande café mais je ne la quitte pas des yeux malgré tout. Cependant Dravir craint n,avoir pas suffisamment mis assez d’argent dans le parcomètre. Je lui dis donc qu’elle peut y aller et que je préviendrais l’indic qu’un joueur du FBI va arriver, pour ne pas qu’elle perde son pick up (J’ai le goût de jouer fair play jusqu’au bout).

Pendant que j’attends, 10 heures arrivent et un jeune homme, assis à une table muni d’un ordinateur portable et que j’ai compris être le petit ami de la préposée du comptoir, m’interpelle et me demande si je reconnais la personne en me montrant la jeune fille. Je lui réponds : Elle ressemble étrangement à l’actrice Janet Lane ! Il me répond c’est elle. En même temps la jeune fille me demande si je suis de la Cosa Nostra. Je ne réagis donc pas à la réponse signicative du jeune homme qui me répondait que c’était elle. J’ai donc réalisé que c’était mon contact mais non qu’il s’agissait aussi de la véritable actrice qui s’était prêtée au jeu !!! Que c’était Janet Lane en personne !!!

La jeune fille m’ayant remis une enveloppe trop petite et trop mince dans son contenu, alors que j’attendais une enveloppe avec une clé USB, c’est précipitamment que je les remerciais et qu’eux de me souhaiter bonne chance que j’ai quitté rapidement le café pour courir au métro, rassurée que Dravir aura sûrement la bonne enveloppe mais que je dois me donner du temps pour prévenir mon équipe par téléphone…

Mon aventure ne s’arrête pas là… J’ai couru comme un personnage d’un film d’action dans son final d’un suspens trépidant. Mais dans cet article je voulais vous parler surtout de l’anecdote d’avoir été jouée par une actrice de talent. Cette femme ira loin !!! Se faire duper durant près de deux heures par une actrice qui jouait un rôle de préposée de comptoir comme si elle avait fait ça toute sa vie. Je m’en voulais mais le jeu avait pris possession de ma personne au-delà de la réalité.

Parce que je n’ai su la vérité qu’à mon retour à la maison ! C’est Geneviève Cardin qui me l’a appris sur son blogue alors que j’ai toujours cru que la conceptrice avait déniché un sosie de Janet Lane pour les besoins du jeu hahahahaha !

Quand je vous dis que des fois ma blondeur remet au goût du jour les bonnes blagues d’absurdité des blondasses. Quoique Janet Lane aussi est blonde et a prouvé par une intelligence de comédie que c’est un mythe éventé par des brunes éclipsées par les blondes hahahaha.

En tous cas, cette aventure je la garde précieusement en souvenir. Je suis revenue avec mon appareil photo vide alors qu’il aurait pu me servir et immortaliser ce moment pour l’authentifier !

Mais si je revois un jour Janet Lane il faudra bien que je lui chante la chanson de Joe Dassin « les p’tits pains au chocolat » !!!

À la revoyure ma gang de liseux :P

 

( 16 mai, 2008 )

Le pari fou du jeu Projet Rivard pour le film « Le piège américain » : un succès !

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Voilà ! Le jeu Projet Rivard, opération marketing du film « Le piège américain » est terminé. Je suis enfin libérée de cette pression quotidienne dans laquelle je m’étais embarquée le 6 avril dernier. Fatiguée, mais contente d’avoir vécu cette première expérience ARG nouveau genre. Je n’ai jamais lu en si peu de temps et avec tant de hargne et de désir des dizaines de livres sur l’assassinat de Kennedy, la French connection, le partisanisme cubain des années 50, la C.I.A., etc. Et combien de centaines de pages sur internet principalement en anglais j’ai patiemment décortiquées afin d’y trouver l’aboutissement déductif pour une énigme ? Sans compter que comme il s’agissait d’un jeu en équipe, un blogue nous était mis à disposition et qu’il y avait des commentaires à n’en plus finir de lire si le moindrement nous devions quitter pour travailler, manger, dormir,… Toute la palette d’émotions humaines s’y est étalée. Des rires, des bonnes blagues, des déceptions, des découragements, parfois de la haine momentanée… tout notre être était mis à l’actif dans cette forme de jeu.

Mais ce jeu, pour les participants a été une pleine réussite. Cependant, au départ plusieurs ont déserté dès le commencement ne s’attendant pas à une telle difficulté ou croyant s’être inscrit dans le style de jeu comme Taxi-022 ou Virginie ou comme son célèbre ancêtre « Un homme mort » mais s’ils étaient demeurés ils auraient accroché ensuite dans ce formidable système de jeu d’équipe. Nul besoin d’être trop cultivé, trop expert en informatique… chacun avait une force indéniable pour le profit de cette équipe. Si par épuisement ou hargne à vouloir s’approprier la mission finale nos émotions ont la plupart du temps débordé, au final tout a disparu, pour n’en garder qu’un plaisir immense d’y avoir participé.

La conceptrice du jeu, Geneviève Cardin, nous a révélé à la fin de l’aventure le nombre qu’ils étaient pour la maintenance de ce gigantesque jeu. Accrochez-vous la tuque ! Ils étaient 2 + une équipe de surveillance de nuit ! Jouer de multiples personnages sans se mêler les pinceaux tout en essuyant des commentaires vifs des joueurs en position de ras le bol, d’indignation ou d’incompréhension représente à mes yeux tout un travail de combattant… sans compter les énigmes, les courriels, les multiples pages à programmer, les énigmes à concocter savamment et la préparation des pick ups dans différents endroits de Dallas, Marseille, Paris, Québec ou Montréal. Je lève mon chapeau bien haut à Geneviève et son acolyte française pour ce grand défi qu’elle a proposé à Fabienne Larouche. Opération réussie !!!

Il faut savoir aussi que ce jeu est une première au Québec pour promouvoir la présentation d’un futur film. Fabienne Larouche aime son public et pour son tout premier film elle l’a gâté comme d’habitude par des surplus au-delà du contexte audio-visuel, notamment ce jeu que Geneviève lui avait proposé.

Des femmes talentueuses au Québec ! Cela fait plaisir à voir. Et je dois dire que dans le nombre de joueurs, une grosse proportion était également féminine. Comme quoi l’ardeur et les difficultés sont d’intérêt féminin.

Mais il fallait oser et elles ont osé et réussi !

Reste maintenant à savoir si le film aura une même popularité gagnante… et d’après plusieurs de mes amies qui ont eu le privilège d’aller voir le film en avant-première, ce film est croustillant à souhait et regorge d’intrigues et de questionnements inquiétants pour renforcer l’idée d’un complot ou d’une conspiration lors de l’assassinat de Kennedy en 1963. Je ne peux personnellement vous en dire plus, je suis dans le mystère encore de ce film et pour plus longtemps que ceux qui iront le voir. Pour moi, les salles de cinéma sont les entrailles de l’enfer… Enfermée dans le noir avec plein de gens autour de moi j’étouffe rapidement et c’est la crise de panique dans les dix premières minutes de projection. Je dois donc attendre la sortie dvd pour pouvoir connaître enfin le contenu de ce film très attendu et qualifié de très prometteur.

Je vous conseille donc dans une de vos prochaines sorties d’aller voir ce film. Et pour vous appâter encore plus… allez donc voir le site officiel du film, des présentations comme celle-là, c’est très rarement aussi bien réussi, à part aux États-Unis.

http://www.lepiegeamericain.com

À très bientôt !

 

 

 

( 9 mai, 2008 )

Le fédéral canadien balaye 150 ans d’histoire du Québec

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Là je suis fâchée, outrée et scandalisée par la perfidie des fédéralistes canadiens !!!Venez me demander d’être citoyenne canadienne asteur… je vous cracherais au visage que je deviendrais un jour citoyenne québécoise mais jamais de cette engeance canadienne sans moralité.

Alors qu’hier à La Rochelle des dizaines de milliers de Français célébraient le 400ème de Québec par le lancement du célèbre voilier Belem qui effectuera une grande traversée de l’Atlantique pour s’amarrer au quai du port de Québec fin juin prochain, les politiciens canadiens et québécois en ont profité pour se faire du capital politique en s’appropriant d’un côté l’histoire du Québec et de l’autre en préservant cette mise à sac de cette histoire ineffaçable. Que les Anglais en prennent leur parti… ils ne sont pas les fondateurs du Canada et ce n’est pas en essayant de modifier l’histoire qu’ils y arriveront.  Le maire de Québec, Régis Labeaume,  se défend d’être complice des mauvaises intentions des politiciens. Son rôle de maire est de mettre en valeur la fête des 400 ans de SA ville. Mais j’aurais apprécié qu’il soit moins prompt en fournissant que c’est avant tout la fête de Québec et non du Canada, ville la plus vieille fondée de façon permanente sans interruption en Amérique du Nord n’en déplaise à Port-Royal, Tadoussac ou Jamestown, et toujours plus francophone que jamais !

Mr Harper (premier ministre du Canada) dit ceci : « La fondation de Québec est aussi la fondation de l’État canadien » … « la gouverneure générale est la successeure aujourd’hui de Samuel de Champlain, le premier gouverneur du Canada. »

Monsieur Harper, le Canada a été fondé sous une monarchie française et non sous celle de votre descendance. Relisez vos livres d’histoire par pitié avant de dire n’importe quoi ! Il y a 400 ans la France colonisait ce qu’elle a appelé la Nouvelle-France.

Jean Charest, grand « cocu » du Québec comme premier ministre minoritaire du Québec, se fait damer le pion par la représentante de la reine d’Angleterre aux célébrations du 400ème à La Rochelle. Sa présence à cette célébration, il l’a jugée non nécessaire. Mais qu’est-ce que c’est que cette lopette de premier ministre québécois ! Aucune fierté, fédéraliste jusqu’à l’os, conspirateur à la destruction de la nation québécoise et tout autant inculte que son acolyte Harper dans sa connaissance de l’histoire.

Et la gouverneur du Canada, que fait-elle là à cette commémoration pour parler au nom des Québécois d’une aussi mauvaise façon ? C’est la représentante des Anglais pas celle des Québécois. On n’en veut pas au Québec de ces représentants inutiles qui ne font que se payer du bon temps avec notre argent en alléguant toujours plus de menteries.

Quand je vous disais il n’y a pas longtemps dans un article que c’est en mettant à sac l’histoire d’un peuple qu’on le détruit, je ne m’attendais pas à voir si rapidement le fait agir ici au Québec. Eh bien non Mr Harper, Jean Charest, Michaelle Jean et cie… vous ne tuerez pas le peuple québécois. Vous avez gagné une bataille en 1759 mais vous n’avez pas encore conquis le Québec en son entier, les Québécois se chargent de garder précieusement leur histoire, leur culture et leur langue pour vous le rappeler chaque jour. Jamais un livre d’histoire du Canada ne commencera par « Il était une fois, en 1759, l’Angleterre colonisait le Canada… ». Toujours je me battrai pour la cause québécoise, foi de Belge qui aime le peuple québécois pour sa très grande bravoure à se tenir debout fièrement devant la perfide Albion.

Et sans arrêt désormais je passerai le message de sagesse de Milan Kundera qu’il a écrit sous les traits d’un personnage d’un de ses livres :

«Pour liquider les peuples, disait Hïebl, on commence par leur enlever la mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Et quelqu’un d’autre leur écrit d’autres livres, leur donne une autre culture et leur invente une autre histoire. ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est et ce qu’il était. Le monde autour de lui l’oublie encore plus vite.

- Et la langue?

-Pourquoi vous l’enlèverait-on? Ce ne sera plus qu’un folklore qui mourra tôt ou tard de mort naturelle.»

Voici votre jeu révélé et j’espère que d’autres comme moi suivront pour détrôner les fédéraux à jamais du territoire québécois et d’abattre leurs manigances absurdes de nouveaux nazis du 21ème siècle.

Vive le Québec ! Vive les 400 ans de cette grande ville de Québec, toujours plus francophone et fière que jamais de son histoire et de sa culture !

Et j’aimerais vivre assez vieille pour qu’en 2059 alors que les Anglais fêteront 300 ans de conquête sur les plaines d’Abraham,  je puisse moi fêter cette même année qu’un 31 juillet 1759, pour la seconde fois, les Anglais se faisaient massacrer par les Français à l’embouchure de la rivière Montmorency et sur la côte de Beauport.

M’en vais me calmer le pompon sur le bateau, à la prochaine :)

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