Il faut que je vous raconte mon aventure assez cocasse qui m’est arrivée le 15 mai dernier… j’en suis encore toute retournée d’avoir manqué de jugement ce jour-là.
Pour ceux qui me suivent à travers cette forme de journal intime où je déverse mes émotions sur des sujets qui viennent me chercher, vous savez donc que je participais au jeu Projet Rivard, action marketing promotionnelle pour le premier film de Fabienne Larouche, « Le Piège américain ».
Ainsi donc, le 15 mai dernier, nous en êtions à la dernière phase de la mission finale. Mission qui allait nous faire aboutir à la découverte d’un témoignage d’une personne réelle (Rose Chéramie) sur l’assassinat de JFK en novembre 1963.
Voici donc ce que ce jeu m’aura fourni comme aventure très spéciale …
Il est 5 heures du matin et je me réveille subitement après un sommeil de nuit coupé en deux… La pluie tombe à verse…
Je devais cette nuit-là venir devant mon ordinateur recueillir un indice capital pour la mission du lendemain. Indice qu’à 2 heures du matin je n’avais toujours pas reçu mais qui arriva vers les 3 heures, mais j’étais retournée me coucher ayant vraiment besoin de quelques heures de plus de sommeil si je ne voulais pas tomber sur le cul le lendemain. Cela faisait déjà plus de 4 semaines qu’inlassablement je passais de nombreuses nuits à lire sur le sujet JFK. Cet indice a été donc travaillé durant la nuit dans sa recherche par mes compagnons de jeu. Quand je suis arrivée devant mon ordinateur des courriels m’attendaient avec des précisions claires pour l’avant-dernier indice. Il s’agissait d’un pick up à réaliser à Montréal complètement à l’ouest de la ville à 10 heures pile. Je n’avais pas la disponibilité de mon char ce jour-là mais je voulais que ce pick up se réalise. Je réfléchis quelques minutes avec un bon café pour me réveiller les sens encore un peu brumeux. Qu’à cela ne tienne, j’irai à ce pick up et en métro. Et s’il le faut je prendrais un taxi pour le peu que l’endroit soit trop éloigné pour une marche.
Mais j’ai besoin de précision quant à la personne à rencontrer pour ce pick up. J’hésite si je dois rencontrer Geneviève Cardin, la conceptrice du jeu, Maurice Bishop, personnage concomitant du jeu et signataire de l’indice ou bien Rose Cheramie, autre personnage central et implicite à la quête. J’attends donc un peu pour voir mes amies virtuelles « oiseaux de nuit » se manifester pour connaître leur avis sur la personne à rencontrer. Le temps presse, il est déjà 6h passées du matin et s’il me faut me rendre au pick up pour 10 heures je suis mieux de me préparer; je n’ai aucune connaissance de cette partie de Montréal. Je veux donc partir vers les 8 heures de chez nous pour en cas d’égarement je puisse avoir le temps de me reprendre en chemin et arriver à l’heure au rendez-vous.
Mais rien… pas un des mes « oiseaux de nuit » ne se présente suffisamment tôt et je pars pour ce fameux pick up. Je prends le métro depuis Radisson en direction d’Angrignon pour faire arrêt à Atwater. Tout va bien, je n’ai pas besoin de changer de rame pour me rendre au lieu-dit.
Sortie du métro, direction rue Sainte-Catherine Ouest pour trouver un café dénommé Java U. Je le trouve à peine à quelque 500 mètres de la station de métro. Chouette ! Il est à peine 8h35. J’ai donc le temps de prendre un déjeuner sur place. Je m’avance donc vers le comptoir. Une jeune fille, très mignonne, se présente gentiment pour prendre ma commande. À ce moment-là, j’ai comme un doute. Cette fille me fait penser à quelqu’un mais mon jeu me fait tellement capoter depuis quelques jours que j’élimine l’exploration de mon doute. Tout d’abord j’ai faim… je lui demande donc de me servir un café qu’elle s’empresse avec professionnalisme de me questionner sur sa nature pour lequel je le préférerais. Petit, grand, moyen, corsé, très corsé ou léger ? J’y vais pour l’entre-deux. Mais j’ai faim aussi, donc je choisis de me régaler d’un bon petit pain au chocolat. Ce que je demande à la gentille préposée. Elle se questionne et demande à son collègue un peu plus loin ce qu’est un pain au chocolat ? J’oubliais qu’ici au Québec on appelle ça des chocolatines. Et dans ce quartier de Westmount l’anglais est une langue prédominante. La préposée du comptoir en rit et moi de même. Toutes les deux nous avions appris quelque chose.
Ma commande en main et payée, je décide donc de m’installer à une table où je pourrai voir chaque personne entrer dans le café. Je ne louperai pas mon contact ainsi.
Il est presque 9 heures et une personne qui ressemble étrangement, à ce que j’ai vu d’une vidéo-presse, à Geneviève Cardin. J’observe tranquillement. Je ne lui sauterai pas dessus, il reste une heure avant le fameux rendez-vous. Par malheur, cette jeune femme va s’installer dans le fond du café et un muret de séparation m’empêche de voir sa table. La jeune fille du comptoir la connaît. J’entends qu’elles discutent entre elles mais sans comprendre. Au bout d’un quart d’heure, la jeune femme repart mais je demeure avec le sentiment qu’il s’agit bien de Geneviève Cardin. Je veux en avoir le coeur net, je vais demander à la préposée du comptoir. Cette dernière me confirme que c’était bien elle. J’avoue donc à la jeune fille que je suis une joueuse du Projet Rivard mais que j’ai du temps et que mon contact est à 10 heures. Que si c’est Geneviève que je dois rencontrer elle reviendra donc à ce moment-là. La jeune fille sourit et me regarde comme si elle comprenait toute l’affaire et s’amuse de la situation. Il reste encore un peu moins d’une heure à attendre… Quelques minutes plus tard, je vois entrer un autre joueur dont je sais que sa participation est pour le compte de mon équipe adverse, l’ayant rencontrée lors d’un pick up précédent. On se sourit fairplay. Elle commande aussi et va rejoindre une autre table face à la vitrine d’entrée. Je me décide ensuite d’aller fumer une cigarette sur le devant du café, la pluie s’est arrêtée. Regardant mon adversaire elle voit que je suis encline à converser. Pourquoi à ce stade du jeu devrions-nous nous éviter ? On se jase donc et on décide ensemble qu’on pourrait prendre notre indice en même temps, qu’à ce stade du jeu, les deux enveloppes seraient identiques afin de créer une course à son dernier sprint. Je précise à mon adversaire mon doute sur la jeune fille du comptoir et que je crois qu’elle ressemble étrangement à notre personnage Rose Cheramie (en fait l’actrice du film dans ce rôle). Mon adversaire, Dravir de son nom de jeu, pense qu’elle est trop petite, ayant aperçu l’actrice à l’avant-première du film. Nous voyons ensuite rentrer une dame aux allures d’une prostituée de luxe dandinant du popotin (je dois préciser que la vraie Rose Cheramie était une prostituée junkie pour le compte de Jack Ruby)… Bon est-ce elle notre indic ? Mais apparemment pas. La dame prend une commande café mais je ne la quitte pas des yeux malgré tout. Cependant Dravir craint n,avoir pas suffisamment mis assez d’argent dans le parcomètre. Je lui dis donc qu’elle peut y aller et que je préviendrais l’indic qu’un joueur du FBI va arriver, pour ne pas qu’elle perde son pick up (J’ai le goût de jouer fair play jusqu’au bout).
Pendant que j’attends, 10 heures arrivent et un jeune homme, assis à une table muni d’un ordinateur portable et que j’ai compris être le petit ami de la préposée du comptoir, m’interpelle et me demande si je reconnais la personne en me montrant la jeune fille. Je lui réponds : Elle ressemble étrangement à l’actrice Janet Lane ! Il me répond c’est elle. En même temps la jeune fille me demande si je suis de la Cosa Nostra. Je ne réagis donc pas à la réponse signicative du jeune homme qui me répondait que c’était elle. J’ai donc réalisé que c’était mon contact mais non qu’il s’agissait aussi de la véritable actrice qui s’était prêtée au jeu !!! Que c’était Janet Lane en personne !!!
La jeune fille m’ayant remis une enveloppe trop petite et trop mince dans son contenu, alors que j’attendais une enveloppe avec une clé USB, c’est précipitamment que je les remerciais et qu’eux de me souhaiter bonne chance que j’ai quitté rapidement le café pour courir au métro, rassurée que Dravir aura sûrement la bonne enveloppe mais que je dois me donner du temps pour prévenir mon équipe par téléphone…
Mon aventure ne s’arrête pas là… J’ai couru comme un personnage d’un film d’action dans son final d’un suspens trépidant. Mais dans cet article je voulais vous parler surtout de l’anecdote d’avoir été jouée par une actrice de talent. Cette femme ira loin !!! Se faire duper durant près de deux heures par une actrice qui jouait un rôle de préposée de comptoir comme si elle avait fait ça toute sa vie. Je m’en voulais mais le jeu avait pris possession de ma personne au-delà de la réalité.
Parce que je n’ai su la vérité qu’à mon retour à la maison ! C’est Geneviève Cardin qui me l’a appris sur son blogue alors que j’ai toujours cru que la conceptrice avait déniché un sosie de Janet Lane pour les besoins du jeu hahahahaha !
Quand je vous dis que des fois ma blondeur remet au goût du jour les bonnes blagues d’absurdité des blondasses. Quoique Janet Lane aussi est blonde et a prouvé par une intelligence de comédie que c’est un mythe éventé par des brunes éclipsées par les blondes hahahaha.
En tous cas, cette aventure je la garde précieusement en souvenir. Je suis revenue avec mon appareil photo vide alors qu’il aurait pu me servir et immortaliser ce moment pour l’authentifier !
Mais si je revois un jour Janet Lane il faudra bien que je lui chante la chanson de Joe Dassin « les p’tits pains au chocolat » !!!
À la revoyure ma gang de liseux